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.....En Vérité, nous serons oubliés....

le lundi 18 février 2013, à 00:50. Posté par Avenance






    …..En vérité, l’Inconnaissance nous porte et nous emporte, de matins blêmes
    En demi-jour puis fleurit l’Equivoque des Nuits, fièvre, plaisir, absence, il
    Résonne parfois le Silence de portes refermées, de granges vides, de foin séché,
    Poussière accumulée du Cœur à l’insu de Soi-même, à peine un crissement de
    Feuilles calcinées qui s’achève et qui meurt dont il ne reste que le vieillissement
    Silencieux des Corps. Est-ce ainsi que doivent s’accomplir, juste et injuste Loi,
    L’Oubli, l’Exil et le Passage, est-ce ainsi que s’écoule en pays souterrain à des
    Berges d’argile le Fleuve obscur des Vies?…..

    A peine un crissement, Songe, Brume, Nuée, quel Mal insu nous ronge,
    Enveloppant d’Etoffe opaque et de Plis infinis nos silhouettes vacillantes,
    Nos Corps ployés, le Devenir, peut-être l’Être lui-même enfin? A peine un
    Songe, le songe d’un instant, l’instant d’une flammèche brève, brèves Vies,
    Le Songe d’une Nuit, l’Espace d’un Matin, le Temps d’une Lueur étrange,
    Une Esquisse nous sommes, l’Ebauche d’un Portrait, personnage inconnu,
    Visage inachevé à la pâleur de lune, couturé de ratures, éclat livide d’un œil
    Noyé et nous allons, obscurs, sous la Nuit solitaire…..

    Enfant, le Roi, la Dame, le Temps, le Jeu, les Fleurs, l’Epanouir, la Flétrissure,
    La Mort et le Tombeau, sur un vitrail de plomb qu’éclaire une frêle bougie,
    Il vit toute l’histoire et toute la Passion, le nourrisson avide de lait tendre,
    L’Adolescente en fleur, le rire des Acrobates, les Amants insensés, il fit
    Rencontre, étonnamment, le lit froid du Malade, la courbure du Vieillard, la
    Raideur du Cadavre! Ô le Jamais Rencontré, l’Expérience impossible du
    Naître et du Décès, le mutisme à jamais, les Animaux exacts, les Amis
    Inconnus, les Saisons et les Jours, il vit cela, en Vérité……

    Sentinelles, Guetteurs, Veillants, Dormants et l’Aube nous surprend, chaque
    Fois différente et l’Epreuve et l’Effort, l’Or, le Diamant, les Cendres, les
    Choses qui résistent, ce qui se décompose, l’Allure, Ô l’Allure! A quoi
    Ressemblons-nous? A qui? Dégingandés, Criards et Borgnes! Des Signes?
    Un Fil tendu, Récits tronqués, Figurants et comiques? En quel Combat sur
    Cette Terre abandonnée? Des Prodiges? Une Dérive? Un Sens? Des Spectres?
    Navires noyés de brume? Coïncidences, Entrevisions? Qui donc est « Nous »?
    Vivants, Ô Substances instables, Gisants, de pierre et de Silence, Mémoire
    D’un Oubli plus ancien que Mémoire….En Vérité, nous serons oubliés,
    Tous, Tous oubliés de Tous, en Vérité…..

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