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Allonger sur les fleurs, à l'ombre d'un grand chêne
En ce lieu magnifique où coule une fontaine,
Adulé par l'aurore un poète amoureux
Semblait puiser l'encens et l'or venu des cieux
Harmonieusement de son regard ravi
Il admirait heureux l'horizon, l'infini
En écoutant l'oiseau, salué sa présence
Son esprit côtoyait l'exquis, l'art, l'élégance
Un désir le poussait d'une infime douceur
A écrire l'azur débordant de son cœur
En ces heures de rêve ardentes et dorées
Tourbillons ténébreux de ses folles pensées
Quel plaisir de cueillir le spectacle idéal
Incendiant l'été de son art floréal
Le mystère et l'amour pour unique coutume
Il fardait de soleil, la base de sa plume
Sur son front ingénu un songe pénétrant
Laurier clair-obscur de l'irréel tourment
Pour jouir de la vie il faut parler aux anges
Et puis s'émerveiller de l'envol des mésanges
Ineffables moments, d'ambre récompensé
Sur l'aile du zéphyr qui ne peut s'oublier
Pétales détachés du berceau de l'enfance
En bonheur accompli et serti d'innocence
http://youtu.be/QRJhXn8x9mc
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