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J'ai pénétré un songe étrange entre lumière et néant,
Où les gens confondaient leurs sentiments,
S'aimaient et se déchiraient continuellement.
J'ai regardé le visage inquiétant de la pauvreté,
Berceau incandescent des guerres incontrôlées,
Souffler sur l'âme de l'humanité
Les familles vendaient leurs enfants,
Contre l'espoir d'un avenir plus souriant,
Face à une misère rouge de sang.
L'horreur affluait sous la violence des engeances,
Guettant et isolant leurs proies en toute confiance,
Afin de déverser leurs perversions pleine d'outrance.
J'entendais le rugissement de la haine sans pitié,
Discuter discrètement avec l'avarice des affamés,
Pour se gausser des larmes de la divinité.
Mais je vis aussi la sagesse des années,
Versant goutte-à-goutte sa solidarité,
Faisant régner l'amour sur l'animosité.
Il y avait la promesse d'une renaissance,
Dans certains coeurs immaculés des descendances,
Apportant la flamme du vaste foyer de la connaissance.
Alors quand je crus être réveillé,
Je ne sus dire si mon rêve était réalité,
Ou la vie un cauchemar éveillé.
Olivier
http://www.mespoemes.net/lastationdupoete
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