Une déclaration

 

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Pour Celle qui ne sait.

le lundi 11 mars 2013, à 15:30. Posté par Louis ENGIVAL


    Quand survient l’Aurore et que là contre moi
    tu viens jeune ingénue, m’enlace et te blotti
    pour apaiser l’effroi de mes si longues nuits
    Où je veille éperdu, maladroit et soumis
    à la mélancolie d’une plume sans voie

    Quand en sortant du lit sans troubler le silence
    tu surprends mon absence et me retrouve assis
    près du bureau verni qui souffre mes errances
    Tu caresses ma tête et ses tempes blanchies
    des défunts paradis aux ivresses défaites

    Puis sur mon épaule tu te penches, me frôle
    pour laisser lentement descendre sur mon cou
    ce visage et ta joue dont la douceur m’affole

    Je respire ton souffle et retrouve l’émoi
    des frissons d’autrefois, des passions les plus folles
    espérant de ta bouche un baiser tendre et, fou

    Que tu viens déposer, m’embrassant sous le col
    d’une étoffe froissée, puis que tu déboutonnes
    gracieuse et si légère au dernier rai de l’Aube

    Et là, l’âme sans maux que mon esprit frissonne !
    Je contemple ta peau qui se revêt des cieux
    et des couleurs de l’ambre aux parfums mystérieux

    Puis tu saisis ma main près du bureau verni
    essuyant une larme sur mes tempes blanchies
    où tu quittes ce rêve ; Toi qui hante ma vie.


    Louis, « Les rimes égarées » (mars2013)

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commentaires ( 2 ) (Ajouter un commentaire)
Agrippa ( Thierry Demercastel ) le vendredi 05 juillet 2013, à 11:31
Toujours une magnifique poésie...

Frederique le vendredi 05 juillet 2013, à 23:09
Très joli et torturé...

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