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Poème de mon épouse Andrée sur Madame P. avec laquelle elle est amie depuis cinquante ans qui à eu jusqu'à ce jour des cheveux longs.
La belle et la tête
...Un beau matin en s’éveillant,
Madame P
Eut une idée ( Ce qui était très surprenant )
Elle voulait être dans le vent.
Adieu barrettes, adieu chignon,
Au diable les cheveux longs !
Et ding et dong, faridondon...
Et tralala et tralala,
Chez le coiffeur elle s’en alla.
Et patati et patata.
Elle se fit donc couper les cheveux
Suivant la mode
Commode.
Palsambleu, sacrebleu !
En la voyant les vieux messieurs
Ouvraient sur elle de grands yeux.
Ohhhhhhh ! Quel bonheur !
Merci seigneur.
Par ce succès, toute ébaubie,
Vite, elle courut chez kiabi
Pour une machine à bigoudis.
« Je vais être si fort jolie
Que mes amies
En crèveront de jalousie.
Tant pis, tant pis,
En ce jour d’huis ne m’en soucie,
A mon miroir je me confie.
Hélas ! Hélas ! Un soir venu,
Son beau miroir n’répondit plus.
Ö vieillesse ennemie !
N’avait-elle vécu
Que pour être trahie !!
Ses cheveux blancs en vol au vent
N’aimantaient aucun passant.
Et plan ! Et vlan ! Et vlan ! Et plan !!
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