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Fragments / V
Blanc et noir cimetière
Un jour il me faudra partir / fier
S’évaporer au matin dormant
Comme ce bel iris mis en terre
Sage tristesse / grilles d’antan
Statufié l’espace d’un instant
Ou ornées par des stèles de pierre
Quand, tombent les larmes du néant,
Gisent les feuilles sous la verrière…
Tel un amour au coucher, sans prière
Porté par les effluves, les gisants
J’aime la tombe dans son hiver
Condamnée à embrasser le firmament
Au sépulcre, blanc et noir cimetière
Le pourpre habille nos buissons arborescents
Couvert par l’oubli, les fissures, la roncière
Comme la rouille sur une poésie d’antan.
JB
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