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Le déni, ce décret de l'absente

le lundi 18 mars 2013, à 21:08. Posté par Lola



Le frisson insuffle à la tombée du soir,
La pénombre qui glisse sur son cours,
Livrant ce qu'on occulte en brisant le miroir,
Cette furtive sentence de l'impossible recourt.

Complice de la perte qui se terre,
Imposant sa profonde solitude,
Le vide intérieur appelle la mère,
Amplifiant malgrés lui l'incertitude.

Le manque révèle le passé enfoui,
Répercute le naufrage de l'enfance,
Ou l'absence est un rite qui gémit.
Le déni inscrivant la méfiance.

Je voudrais tellement enterrer,
Le deuil de mon impuissance,
Me délivrer de l'agonie de tes pensées,
Graver l'empreinte de ma résistance.


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commentaires ( 14 ) (Ajouter un commentaire)
worrell02 le lundi 18 mars 2013, à 23:13
"Le vide intérieur appelle la mère,"
et peut-être même la mer, où il est des souvenirs que l'on aimerait noyer; d'autres que l'on aimerait pouvoir repêcher.
Mais ce n'est que mon ressenti perso.
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02

bluegirl le lundi 18 mars 2013, à 23:44
----
IVY,
ce n'était pas un lapsus, j'évoque ici ma mère. j'aurais aimé un beau poème pour faire son deuil.
peut être une prochaine fois!
friendly : )

syl666 le mardi 19 mars 2013, à 08:22
aucun poeme ne peut transmettre la souffrance ....

aerokrone le mardi 19 mars 2013, à 10:57
--Belle élégie; des mots forts et une tension palpable. Il n'est jamais évident "d'apprivoiser" ses souvenirs.....
Amicalement.-
http://www.mespoemes.net/aerokrone

worrell02 le mardi 19 mars 2013, à 11:16
J'avais bien compris Lola. C'était juste une parenthèse.
Au plaisir
Bonne journée !
http://www.mespoemes.net/worrell02

bluegirl le mardi 19 mars 2013, à 12:45
----
SYL666,
je ne souhaite pas la transmettre mais la dilapider.
la poésie comme garde fou...
merci d'être passée.

AEROKRONE,
si "mourir à hier" peut être assimilé à un noble projet , il faut bien passer par une période ou l'on apprivoise ses souvenirs.
en cela, la poésie est un allié considérable.
amitiés poétiques.

IVY,
no problem...juste que je fais pas le lien entre mère et mer, là ou d'autres le font.

le printemps nous fait un coucou ensoleillé, profitons!

Phili de Berg (JARDIN DE LUNE) le mardi 19 mars 2013, à 12:59
"L'absence est un rite qui gémit". Très belle expression...et tellement vrai. Oh, je suis bien placé pour le savoir.
Mais le fait de penser à cette enfance, à cette mère aussi, c'est peut être, d'une certaine manière.....aller de l'avant. En oubliant ? Non, en essayant de comprendre et de SE comprendre. C'est avancer, progresser, donc. Jusqu'au jour où ce que l'on pensait être un déni....ne l'est plus.
Il y a de la pudeur dans tes écrits, Lola. On voit qu'il t'es nécessaire d'écrire, mais avec délicatesse. Moi aussi, pour parler de ma petite personne, je vais maintenant essayer d'écrire avec plus de pudeur. Notre site de poésie est un beau lieu de partage, chaque jour le démontre. Prends soin de toi. Bisous. Philip.

Imparfait le mardi 19 mars 2013, à 13:54
Le passé a fait de nous ce que nous sommes dans l'instant présent et il n'y a que dans cet instant que nous pouvons apprivoiser nos gestes, nos mots, et nos sentiments afin de préparer nos gestes, nos mots et nos sentiments qui guideront le mieux possible nos chemins et nos routes de demain.
Le duel entre le coeur et l'esprit empêche l'esprit d'écrire les mots du coeur mais quand l'osmose s'installera alors tu accepteras d'enterrer cette résistance qui provoque ce déni de l'absence de celle qui t'a donné le jour car sans elle, tu n'aurais pas pu donner le jour a ton tour.
Ton coeur est grand chère Lola.
Bises sincères.

bluegirl le mardi 19 mars 2013, à 19:38
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PHILIP,
tu as aussi dans ton histoire, vécu l'impact de l'absence de la mère, même si le contexte était bien différent.
alors normal que ça te parle!
là, je me fais juste une "petite introspection" en poésie (donc ça risque de durer un peu, ensuite je passerai à autre chose)...
ceci à l'occasion du premier anniversaire de la mort de ma mère.
(bah oui, toujours ce fameux rapport avec les anniversaires!!)

mon titre semble porter à confusion, car il s'agit de SON déni vis à vis de moi qui l'a rendu absente, alors elle l'est "doublement" aujourd'hui.
...tu sais bien que j'aime autant affronter la réalité!

quand à la pudeur, tu crains d'avoir outrepassé les limites?..si elle est la volonté légitime de soustraire à la vision d'autrui un certain nombre de choses, il faudrait pas qu'elle engendre l'inhibition, n'est ce pas?
merci pour ce partage.

IMPARFAITLIBRE,
pas facile de saisir le sens du duel que tu évoques, vu le peu de ressentis que je me suis autorisée pour ma mère en réaction d'auto défense.
comme je disais à Philip, le déni était le sien, en tout cas à l'origine.
un grand coeur, probable...mais pas si tendre: une partie restera toujours figé.
je peux bien sur tenter de faire peser dans un sens ou dans l'autre.
merci pour cette profonde réflexion.

bises à vous 2!
: )

http://www.mespoemes.net/bluegirl

bluegirl le mardi 19 mars 2013, à 19:52

j'ai modifié le titre de mon poème par soucis de clarté, (et non le contenu).

domidom le mardi 19 mars 2013, à 21:30
L'absente est toujours présente dans l'esprit ma chère Lola, et je peux te certifier que même avec le temps, c'est un manque que jamais on ne peut oublier, il est vrai que moi personnellement, je n'ai aucune image, ni aucun souvenir d'elle, donc, ce n'est pas comparable, ceci dit, c'est une merveilleuse poésie qui reflète parfaitement le ressenti de ton coeur....
Bisous à toi, Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom

bluegirl le mercredi 20 mars 2013, à 00:53
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DOMIE,
j'ai remis ça avec "héritage dispersé" ce soir et je pense que je vais m'arréter là niveau ressenti!!
bisous ma Domie.
http://www.mespoemes.net/bluegirl

DIDOU le jeudi 21 mars 2013, à 07:47
Bonjour Le déni est-il un secret , absence de dénis qui sombre dans l'oubli, mots intenses dans cette poésie qui donne à réflexion
à bientot pour vous lire
amitié didou

bluegirl le jeudi 21 mars 2013, à 12:36

DIDOU,
Le déni, un secret?...
En effet, et lorsqu'il révèle ses absurdités, il n'en reste pas moins tenace. Mais lorsqu'il nous touche, vaut mieux être réactif!
a bientôt Didou.

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