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Ce matin,je me suis réveillé
avec le sentiment
que mes amis me manquaient,
pas ce manque enclave-esclavage-possession;
je suis là où je dois être et ne
veux pas rentrer,
mais ce matin j'eût aimé
qu'ils m'accompagnassent,
alors j'ai fait comme si;
ce matin,chaque bout de chemin
à l'un d'eux fut dédié,par
une pensée,un souhait,une prière
pour ce qui comblerait un manque
dans leurs vies,
et j'irai brûler un cierge à la
cathédrale de Cahors,en
l'honneur de mes amis,
qui sont cette force de
l'ensemble;même dans la solitude
et l'éloignement,
cette force qui supplante (des pieds?)
la mienne
quand je n'ai plus le courage
d'avancer;
pour mes amis,ce bout de chemin
au bord de l'olt,cette prière,
Ce grand merci.
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