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Vous savez ce que c’est, amis lecteurs, quand vous vous retrouvez un soir avec sur vôtre table la combinaison magique : une feuille blanche et une bouteille de blanc, le reste ne vous appartient plus…
Ces songes, qui m‘évade d‘ici.
Lorsque la nuit, enfin, vient charmer ma cellule,
Et que ses vapeurs apaisent mon appétit d’être libre,
Au-delà de la gangue, dont m’enveloppe le cloître,
Que l’âme en pointe, j’éclate! Comme une bulle.
C’est en des landes chaudes, délicieuses et dociles,
Comme le volubilis enivré et carmin d’une amante,
C’est en un abîme sucré, dont j’adore la descente,
Que je vais, chevauchant, sur des ondes nubiles.
Je fixe, ensuite, mon adresse, à des tables garnies,
Les possibilités s’abandonnent, entre mes mains amies,
M’abondant d’expériences, de souvenirs, de toujours!
D’habitude, je ne suis qu’un jouet, pour l’ennui et la tristesse,
Mais là, dans mes paradis de nuées, dévêtu de faiblesses,
Je cueille ces douces libertés, qui n’éclosent jamais, dans le jour.
Évidemment c’est une situation fictive,une émotion imaginaire, mais quand même, il y a une base de vrai un peu...
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