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« Même pour le simple envol d'un papillon tout le ciel est nécessaire. »
Paul Claudel
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Le silence étreignit l’espace et l’engloutit ;
On étaient là sans mot comme des abrutis,
Les bruits avaient cessés leurs façons de pétoires ;
On se regardaient net un peu abasourdis
A se voir pour de vrai on étaient étourdis !
Et rien que des sourires, on faisait le possible,
La plupart entendus quelques-uns peu crédibles,
Silencieuse impression, étrange et folle histoire,
Où les mots pour parler n’avaient besoin de rien
D’autre que ça qui est là qui s’impose et qui vient !
Mais rien que des regards, et qui reprenaient vie,
Du vacarme muet de leurs pires envies ;
Barbouiller de couleurs les fades aventures
Des nostalgies grêlées, des culpabilités tièdes
D’objets encore vivants aux mémoires intermèdes.
Le silence étreignit l’espace et l’engloutit ;
On étaient là sans mot, comme des abrutis,
On pouvaient à loisir en prendre la mesure ;
Le terrain était neuf, on pouvait bien s’entendre,
Et on a mis le feu pour conjurer les cendres !
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P17040611
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