|

Dans la forêt
J’étais avec mes pas sur le chemin
Ils allaient de ma demeure au chêne solitaire
J’avais besoin de ses bras, qu’ardente je l’enserre
Qu’il me prenne sous l’aile immortelle du destin
Au loin, je lui dirai mon rêve anéanti
Et il le portera sur ses branches voûtées
Car il sait tout le poids des espoirs, des années
Car mon chêne atteint le ciel, le constelle et l’emplit
Mon corps reste là, ma peau contre la sienne
Pour épouser le rude et la solidité
Je fermerai les yeux sur son odeur mouillée
La sève, la paix de ses racines anciennes
|