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Hymne à la joie
Joie ! Joie ! Fille du Viel empyrée
Flamme prise au front des dieux
Nous entrons l’âme enivrée
Dans on temple glorieux
Ton magique attrait resserre
Quand la mode en vain détruit
L’homme est pour tout ’homme un frère
Où ton aile conduit.
Si le ciel comblant ton âme
D’un ami t’a fait l’ami
S’il te donne un cœur de femme
Suis nos pas au seuil bénit
Viens, si tu n’aimas qu’une heure
Qu’un seul être sous les cieux
Vous que nul amour n’effleure
En pleurant, fuyez ces lieux
Bois la joie au bruit des chants
Tous, de rose, sa parure
Ont leur part, bons et méchants
Elle a tout, raisins qu’on presse
Sûrs amis, baisers de feu
Donne au ver rampant l’ivresse
Et le chemin vers Dieu
Fiers, tels les soleils d’or volent
Sur le plan vermeil des cieux
Faites frère votre voie
Gais, tels vont combattre
Les héros emplis de gloire !
Qu’ils s’enlacent tous les êtres !
Un baiser au monde entier !
Frères, au plus haut des cieux
Doit régner un tendre père
Tous les êtres se prosternent
Pressens-tu ce père, Monde ?
Cherche alors le Créateur
Au-dessus des cieux d’étoiles
Ce texte est extrait de la vie de Beethoven
Dont je suis un des plus grands admirateurs
De toutes ses œuvres
André Dauphin
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