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L’homme se prend pour un oiseau
Rien qu’à remuer ses phalanges
Il monte au ciel où sont les anges
Aux doigts souples comme les roseaux
Avec ses plumes tremper dans l’encre
Il met les voiles et lève l’ancre
A mesure qu’il quitte la terre
Que son esprit vole vers l’éther
Le vent lui souffle des mots étranges
C’est un démon qui le démange
Le soleil luit comme une orange
La nuit se voile avec des franges
Dieu lui rappelle qu’il faut qu’il mange
Et l’homme retombe dans la fange
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