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Telle une chair soyeuse, éployée au soleil,
La mer se laisse aller, lascive, à la paresse
Et la brise amoureuse adroitement caresse
Cette peau de velours aux reflets de vermeil.
Le souffle s’amplifie et son rythme est pareil
Aux accords lancinants du ressac qui progresse
Quand la vague se gonfle, en frémit d’allégresse,
Mettant, par déraison, tous ses sens en éveil.
L’éther s’est embrasé, tout sanglant d’écarlate,
Le vent se fait tempête et le tonnerre éclate,
Colère de l’Olympe où rugissent les dieux.
D’Amphitrite, les flots pénètrent les entrailles
Pour, de Poséidon, fêter les épousailles,
Lors, des gerbes d’écume éclaboussent les cieux.
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