Avant que tu ne me sèvres
je baiserai tes lèvres
autant de fois
qu’il me sera possible
pour une joie indicible
en attendant qu’un doigt
impératif m’interdise
cette gourmandise
au goût de revenez-y
comme la poésie
de Jacques Prévert
qui sans en avoir l’air
t’amène le souffle du printemps
pour oublier l’hiver parfois latent
de tout cœur abandonné