|
UNIQUE
Qu’avait-il donc de si unique
Ce garçon, petit frère de mon cœur,
Pour qu’un flux maléfique
Me laisse tant de rancœur ?
Imposture cachée derrière l’hypocrisie,
Apparence trompeuse jusqu’à la déraison,
Lorsque la lâcheté côtoie l’ignominie,
Comment garder en soi un soupçon de raison ?
Connaît-on pire haine que cette indifférence,
Cette fausse excuse d’être indisponible,
Cet oubli, ce rejet, noyés dans le silence,
Cette anti-habitude exposée malhabile ?
Jamais il ne saura ô combien j’ai souffert,
Et qu’aujourd’hui encore je me prends à souffrir,
D’avoir si peu compté pour avoir trop offert,
Tout donner n’est pas forcément suffire.
Je ne demandais rien, et je n’attendais rien
Qu’une ombre de regret, une main, un sourire,
C’était trop espérer, l’aube est venue en vain,
Je les ai oubliés tous ses éclats de rire.
Comédie d’amitié qui ne veut pas mourir,
Je ne le sens plus là, sa voix au téléphone
S’est tue depuis longtemps, effacés les délires.
Cette fois c’est la fin, faites que Dieu lui pardonne,
D’avoir été si fort, si faible, et si UNIQUE.
|