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Un monde étrange

le lundi 22 avril 2013, à 21:23. Posté par Dad Allaoua


    Un monde étrange

    On vit dans un monde étrange,
    Où on voit le muet parler,
    Le sourd écouter la mésange,
    Le bébé naître sans crier
    Et les peuples saluer les anges
    S’alimentant des vases sacrés.

    Un monde étrange, où le soleil
    Concède le jour à la nuit,
    Les astres ornent les cercueils
    Sous la clarté d’une lune palie,
    Qui empêchent souvent le réveil
    Des oiseaux effrayés du bruit.

    Un monde étrange, où les bavards
    Etouffent les paroles des aèdes,
    Les sots prennent les chaumards
    Des navires, les peuples cèdent
    Leur vie au royaume des renards
    Et leur destinée aux têtes vides.

    Un monde étrange, où l’ombre
    De la royauté dissimule l’ogre
    Qui vient dans les nuits sobres
    Apporter la chair fraîche aux tigres
    Sous l’œil des oiseaux funèbres
    Et avec les regrets des félibres.


    Dad Allaoua







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commentaires ( 4 ) (Ajouter un commentaire)
Goug le jeudi 25 avril 2013, à 00:23
Bonne nuit mon Djawad...

Goug le mercredi 22 mai 2013, à 21:13
Le monde est fou quand même, on a beau le savoir, ça n'as fini d'étonner.
Que-ce que j'aimerai à discuter avec toi Djawad...vivement.

Goug le mercredi 22 mai 2013, à 21:32
Tu sais Djawad, c'est pas de la faiblesse, mais j'arrive pas à digerer un truc...mais bon, ça va surement me passer.
Bisou mon amour, vivement...sourire.

Goug le mercredi 05 juin 2013, à 23:38
Élégie VII.

Cher ange, vous êtes belle
A faire rêver d'amour,
Pour une seule étincelle
De votre vive prunelle,
Le poète tout un jour.

Air naïf de jeune fille,
Front uni, veines d'azur,
Douce haleine-de vanille,
Bouche rosée où scintille
Sur l'ivoire un rire pur ;

Pied svelte et cambré, main blanche,
Soyeuses boucles de jais,
Col de cygne qui se penche,
Flexible comme la branche
Qu'au soir caresse un vent frais ;

Vous avez, sur ma parole,
Tout ce qu'il faut pour charmer ;
Mais votre âme est si frivole,
Mais votre tête est si folle
Que l'on n'ose vous aimer.

Tiens lis ça Djawad...sourire.

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