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aux terrasses des cafés
le soleil se mêle aux conversations
il étale ses rayons
tout au long des quais
où assis dans la lumière
des rêveurs tissent le fil
d'une toile immobile
pour goûter la transparence de l'air
l'eau clapote dans les mots
que le poète saisit
dans ce reste d'infini
que le ciel a mis au beau
seuls espèrent encore les pêcheurs
dans ce jeu de patience
où le temps a ajouté au silence
l'ombre d'un saule-pleureur
Françoise Urban-Menninger
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