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le froid coule dans mon dos
et le feu me glace l’intérieur
je n’ai que les cendres du passé
pour me consoler de l’absence
peut-être suis-je ailleurs
entre hier et jamais
à faire les cents pas
pour un morceau d’avenir
la main du destin m’a quitté
et la maladie m’a embrassé
et mon être gémit
que sera le visage de demain
mes rêves trébuchent
je me saoule du présent
au temps imparfait en attendant
le train de la dernière chance
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