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je ne réfléchis pas sur mes poèmes, en fait jamais, pour savoir si le sens est profond ou si les licenses sont justes etc... j'écris c'est tout. peut être que je suis comme ces mecs qui aiment pratiquer et qui sont mauvais dans la pratique. je me pose la question, mais j'avous, la réponce me fait peur...
Elle est,
Bien que diaphane, hirsute, parfois!
Comme une nourriture immatérielle.
Travaillée par les instruments :
Et l’eau et le blé,
Du chant et des notes,
Font le corps de son pain, qui,
Entré dans l’être,
Par la bouche de l’oreille,
Déploie des conséquences d’âmes,
Comme en peignant une toile vierge.
Nous en mangeons toit et moi,
Et du coup sa faim,
Entre dans le livre de nos définitions,
Nous soumettant alors ses frontières,
Ses us et ses coutumes.
Bon, Quelquefois c’est un feu,
Autour duquel le vagabond et aussi le bourgeois,
Viennent pour se réchauffer,
En parlant ensemble le même langage.
Malgré que, Ses atomes soient universels,
Et que sa mathématique ne souffre aucun écarts,
Ses pulsations sont le témoignage unique d’un cœur,
Et chacun de ses enfants,
Dévoile un trait nouveau,
Alors que son sang,
A connu toutes les veines!
Parce que, La musique c’est un art,
Un sport,
Une illusion,
Quelle est un sacerdoce, Ou une vie d’ascète,
Pendant que ce n’est rien,
Et un peu tout cependant.
La musique, enfin : musica!
C’est la science des sons,
Et dans le dictionnaire, son organisme,
A fait naître bien des mots,
Mais surtout entre nous,
Elle a été la mère,
D’un chaleureux battement,
D’une même équation :
Comme si elle fut le prêtre,
Bénissant nôtre volonté,
D’aller au même rythme,
Dans le même mouvement !
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