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Mon frère blanc aux idées noires,
Mon frère noir au coeur morose,
Foin des propos comminatoires
Et des vouloirs anastomoses.
Je pense à vous, si dissemblables
En votre humanité pareille.
La vie est là qui vous accable
Quand elle est pour moi LA MERVEILLE.
Et si la douleur est retorse
A vos âmes qui se morfondent,
Je voudrais vous dire la force
De la foi qui mène le monde.
Soyez certains qu'un jour ou l'autre,
Ailleurs ?.. Ici ?... Là-haut ?... Que sais-je ?
Le bonheur se fera d'épeautre,
D'ouate douce comme neige.
D'où ce texte dédicatoire
Pour votre attente noire et rose
A votre espoir qui s'ankylose
Sur votre peine attentatoire.
Betton (35) 1997
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