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Vivre loin,
Loin de tout,
Loin de nous.
Là où il n’y pas ni peur, ni frontières.
Où l’on se lève et se couche au rythme du soleil.
Là où il n’y a ni commencement, ni fin.
Où personne n’est l’ennemi de personne.
Là où on n’a pas besoin d’être méfiant,
Et où la nature rend confiant.
Courir où l'on veut,
Quand on veut.
Escalader les arbres,
S'asseoir sur les rochers,
Admirer le paysage.
Pas de touristes, pas de disputes, pas de jugement.
Juste les sons de la Terre.
Avoir un cheval,
Mais un cheval libre, sans selle ni bride.
Et galoper, sans destination prévue.
Pas de loi, juste soi.
Et le soir, s’allonger par terre et contempler le ciel,
Regarder le soleil disparaître sans s'occuper du temps.
Admirer les étoiles jusqu’à pas d’heure.
Travailler, la routine, et s'échapper quand on le peut,
S'échapper d'un quotidien ennuyeux.
S'échapper d'un pays ennuyeux.
Être soi-même, pour toujours.
Tout recommencer à zéro,
Repartir d'un nouveau pied,
Dans un monde plus vrai.
Se débarrasser d'un état d'esprit venu des autres,
Se débarrasser d'un masque trop lourd,
Appartenir à la société,
Sans pour autant vivre avec elle.
Redevenir enfant,
Et faire tout ce qu'on a pas pu faire.
Tout ce qu'on croyait n'être qu'un rêve,
Oui, c'est possible.
Quand le monde n'est pas comme on le souhaite,
Quand on est qu'une exception, qu'une minorité,
Ce n'est pas la peine d'essayer de changer les autres.
Il y a toujours un coin, quelque part
Où la maladie ne s'est pas propagée.
Un rêve ?
Sûrement pas.
Sûrement pas...
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