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Je me suis écroulé, le coeur m'avait laché
Grand merci au Samu, sinon j'aurais clamsé
Et quand a l'hopital, je me suis retrouvé
J'étais dans un état au verdict réservé
L'ocilo tremblotait, un masque sur le nez
Des perfusions branchées, un tuyau dans la bouche
La lumière tamisée, les fesses dans une couche
Dans les yeux du toubib, l'inquiétude naissait
Sous les tranquilisants, je pouvais gamberger
La tête était a moi, le reste périmé
manquait pour mon bonheur, que monsieur le curé
J'oublie le thermomètre et tous les comprimés
La gentille infirmière, préposée a mes soins
M'à alors apporté, un crayon, du papier
C'est pour mon testament, qu'elle m'à expliqué
Et j'ai lu du chagrin, dans ses yeux fatigués
N'ayant jamais rien eu, le n'ai rien a léguer
Au fur et a mesure, j'ai surtout consommé
En rognant ma chandelle, des deux bouts allumée
La foire ça à un prix, je suis là pour payer
Les copains, le bon vin, le wisky et les filles
De temps en temps un joint, ça use le palpitant
Et on se dit toujours, devant nous y à la vie
Mais tout au bout du compte, on est toujours perdant
Il faut que je me presse, l'oscilographe décroit
Je ne peux rien léguer, mais j'emporte avec moi
Dans ma tête mes chansons, ça sera mon passeport
Pour Dieu, Hallah, Vaudoo et bien sur tous les autres
Yves Delamer
http://www.mespoemes.net/abysses
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