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La vie est semble-t-il tracée
À celle qui a pris le temps,
Quand le présent l’a embrassée.
Lorsque la vie est repensée
À l’aune d’un matin flottant
La vie est semble-t-il tracée.
Elle lui a paru sensée
Par ce fameux jour de printemps,
Quand le présent l’a embrassée.
Quand l’existence est ressassée,
Avec tous ces hasards, pourtant,
La vie est semble-t-il tracée.
Elle apparaît comme tissée
De maux, et de bonheurs patents,
— Quand le présent l’a embrassée.
Comme de la terre brassée
Par l’acier d’un soc éclatant,
— La vie est semble-t-il tracée
Quand le présent l’a embrassée.
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