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Nous ne vivons jamais, mais espérons de vivre (…)
Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être. Nous voulons vivre dans l’idée des autres d’une vie imaginaire et nous nous efforçons pour cela de paraître.
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Ainsi la vie humaine n’est qu’une illusion perpétuelle ; on ne fait que s’entre-tromper et s’entre-flatter. Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. L’union qui est entre les hommes n’est fondée que sur cette mutuelle tromperie.
Je mets en fait que si tous les hommes savaient ce qu’ils disent les uns des autres il n’y aurait pas 4 amis dans le monde.
L’homme n’est donc que déguisement, que mensonge et hypocrisie, et en soi-même et à l’égard des autres. Il ne veut donc pas qu’on lui dise la vérité.
Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même.
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus. Et nous sommes si vains que l’estime de 5 ou 6 personnes qui nous environnent nous amuse et nous contente.
Nous ne vivons jamais, mais espérons de vivre (…)
Nous ne nous contentons pas de la vie que nous avons en nous et en notre propre être. Nous voulons vivre dans l’idée des autres d’une vie imaginaire et nous nous efforçons pour cela de paraître.
Poète et non honnête homme.
Il n’est plus permis de bien écrire.
Quand on voit le style naturel on est tout étonné et ravi, car on s’attendait de voir un auteur et on trouve un homme.
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Que le cœur de l’homme est creux et plein d’ordure.
Pascal
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