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Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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le mercredi 12 avril 2006, à 10:32. Posté
par Michel (Signes de Vie)
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Nous sommes tous des Papous
Yves Paccalet
Je gagne la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée, qu’on appelait « Irian Jaya » et que (victoire à la Pyrrhus ?) les Papous ont réussi à faire rebaptiser « Papouasie-Occidentale » . (La moitié orientale de l’île forme la Papouasie-Nouvelle-Guinée indépendante.) Dans l’avion, j’espère encore toucher l’une des ultimes terres encore vierges du globe, avec, (mettons) l’Antarctique, les tepui d’Amazonie et le cap Anadyr, sur la rive du détroit de Béring.
Atterrissage à Sorong. Pas de chance. On a trouvé du pétrole dans la contrée : les Papous en ont été expulsés.
Décollage vers Timika. Je contemple le pic Jaya, qui culmine à plus de cinq mille mètres. Le glacier qui le coiffe, l’un des rares qu’on trouve sous l’équateur (avec ceux du Kilimandjaro en Afrique et du Chimborazo dans les Andes), est en train de fondre à cause du réchauffement climatique. Une énorme mine d’or et de cuivre éventre la montagne. Réduit en boue liquide, le minerai descend par des pipelines jusqu’aux cargos qui l’emmènent en Australie ou en Amérique. Une impeccable route privée (celle de la compagnie) longe la piste défoncée réservée aux autochtones. Certains Papous travaillent à la mine dix heures par jour, mais leur peuple n’a aucun droit sur les trésors d’une terre qu’il occupe depuis au moins soixante mille ans.
L’or ou le pétrole ne font pas le bonheur des peuples dits « premiers ».
Je pars en bateau à la rencontre Kamoro et des Asmat. Le voyage est un pur bonheur, avec des aubes et des crépuscules flamboyants sur la mer, comme on en rêve en voguant vers les îles aux épices. Il me vient aux narines des parfums de poivre et de gingembre. Je goûte la chair parfumée des fruits de muscadier. Je débarque sur des plages de sable rose, où se hissent des tortues prêtes à pondre et où s’échouent des nautiles, entre des châteaux de calcaire sculptés par l’érosion et enguirlandés de plantes carnivores – les népenthès de l’oubli… Je patauge dans des mangroves où les poissons marcheurs périophtalmes escaladent les palétuviers et gobent des insectes. Je m’enfonce dans la forêt confuse. Je soupçonne des oiseaux de paradis. Je cherche des papillons ornithoptères aux ailes de bijoux. Des cacatoès m’adressent des mots de bienvenue (ou des injures : je ne parle pas leur langue). Mais le malaise est là. Je vois passer sur la mer des bateaux grumiers chargés de billes. Certaines parties de l’île ne sont déjà plus vierges. Le couvert végétal a des trous. Des chancres. L’image s’impose : le cancer de la déforestation envoie ses métastases dans la contrée… Je ne connais aucun lieu de la Terre où l’on ait guéri de cette saleté. La maladie accorde parfois des rémissions. Elle tue la victime. C’est ainsi que, voici trente ans, elle a touché Bornéo, Sumatra et Sulawesi, après avoir attaqué l’Inde, la Birmanie, la Thaïlande, la Chine et l’indochine.
Quand les manieurs de tronçonneuses posent le pied sous les tropiques, le malheur des arbres est écrit. Mektoub… Les employés des compagnies ouvrent des pistes au bulldozer. Ils choisissent les bois les plus précieux, ceux qui plaisent aux nantis et que j’ai retrouvé, sous forme de lambris, jusque dans des salles de réunion où des écologistes de pays riches déploraient la déforestation des pays pauvres…
Les va-nu-pieds se voient attribuer les lopins qu’ils défrichent. Ils s’engouffrent dans les brèches béantes créées par les engins mécaniques. Ils coupent, essartent et brûlent. Ils sèment de quoi survivre. Les premières années, le rendement est excellent. Mais la suite, elle aussi, est réglée. Dans les forêts pluviales, la couche d’humus est mince. Sans arbres, la terre arable est lessivée par les pluies…
Comme à Haïti, oui…
Partout, le même malheur se répète. En Asie du Sud et du Sud-Est, en Afrique, à Madagascar, en Australie, en Amérique latine… L’unique différence tient à la dimension du couvert originel.
Sur notre planète, les jours du géant vert sont comptés. L’énoncé du problème est simple : sachant que, dans quelques décennies, la sylve des Papous ne sera plus qu’un souvenir, à quelle autre forêt vierge allons-nous nous attaquer ?
La réponse claque comme une gifle : aucune !
C’était la dernière.
(extrait)
Yves Paccalet
« L’humanité disparaîtra, bon débarras ! »
Arthaud - 2006
http://www.seniorplanet.fr/sp.fr.php?id=3824&action=article&id_cat=350&page=1
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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le mercredi 12 avril 2006, à 10:32. Posté
par Alain
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Chroniques et points de vue
Présentation de l'éditeur
L'espèce humaine provoque des bouleversements irréversibles de son environnement. Notre avenir
est aussi bouché que celui des dinosaures ! Peut-on encore espérer que l'Homo sapiens acquière enfin la sagesse dont il se rengorge, alors que toutes les grandes questions (pollutions, saccages des terres et des mers, climats, nouveaux virus...) sont négligées ou méprisées ? D'où vient cette folie suicidaire ? De ce que l'homme est un grand singe égoïste. Il obéit à trois pulsions : sexuelle,
territoriale et hiérarchique. Sa soif de domination le pousse à tous les crimes, y compris contre lui-même... Guerre nucléaire, climats en folie, empoisonnement de l'air et de l'eau, nouvelles maladies... Tout cela sera très drôle. Et après ? Rien... La vie créera de nouvelles espèces
jusqu'à ce que le Soleil brûle définitivement la planète, dans environ un milliard d'années.
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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Merci, Alain 
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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le mercredi 12 avril 2006, à 10:34. Posté
par paulette
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Dans un milliard d'années, je ne serais plus depuis un très long et large moment. Ou trouvez-vous tous ces articles michel et alain ?
Ou dans qu'elle livre ? beaucoup se pose toujours les mêmes questions mais peut font pour faire le bien. Paulette
 
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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Tu as toutes les réponses au-dessus, Paulette, et tu peux aussi cliquer sur le lien.
Le milliard d'années...c'est juste pour le soleil! 
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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Un petit peu plus...
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Un petit peu plus....
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En mer, la situation n’est pas meilleure.
Neptune sait, pourtant, que ces contrées liquides restent belles ! Je plonge dans des sortilèges de récifs où les étoiles de mer linckias bleues semblent porter bonheur à ceux qui les rencontrent. Ici, les coraux cornes-de-cerf côtoient les coraux-champignons, avec des folies d’éponges, d’anémones et d’alcyonaires en arbres de Noël roses ou mauves. Je survole des bénitiers et des porcelaines. Je surprends des crabes fantômes, des concombres de mer phalliques et des calmars scintillants… Sans oublier les poissons, plus bariolés que dans un « voyage » d’Henri Michaux à la mescaline : poissons-papillons, poissons-demoiselles, poissons-chirurgiens, poissons-perroquets, poissons-anges, etc. ; auxquels se joignent des mérous, des barracudas et des requins.
Or, là aussi, ça coince…
Tel récif est aussi beau (que dis-je ? bien plus prodigieux !) que la description que j’en ai esquissée. Sur le platier suivant, , je contemple un désastre. Plus un seul animal… Les poissons ont été exterminés au cyanure. Non seulement les grands sujets, bons à manger, mais les larves, les juvéniles – et le reste de la faune… La pêche au cyanure est une plaie que (je le rappelle) contribuent à aviver les amateurs d’aquariums d’eau de mer dans les pays riches.
Plus loin, des étendues de madrépores semblent concassées, pilées, réduites en miettes par la crise de rage d’un géant fou. J’identifie les dégâts des chaluts traînés par petit fond. Pis : je survole une enfilade de cavités qui évoquent des trous d’obus. Ces cratères trahissent le saccage le plus atroce : la pêche à la dynamite. Un crime crapuleux. Un concentré de stupidité. L’antithèse de l’idée de conservation de la ressource.
Je rencontre des pêcheurs. Ce sont des Papous Kamoro. Naguère, ces indigènes vivaient de la mer. Ils filaient dans la vague à la rame, sur leurs élégants « longs bateaux », et rapportaient au village thons, bonites, mérous et dorades. A présent, de riches marchands, surtout chinois, leur vendent (très cher) des moteurs hors-bord et leur achètent (trois fois rien) leur production. Les Papous ne pêchent plus pour eux , mais pour d’autres. Ils ne capturent plus le poisson en fonction de leurs besoins, mais pour un marché lointain et toujours plus avide. A peine sortis de l’âge de pierre, les voilà jetés dans le tourbillon de la mondialisation. Les précieuses protéines animales ne finissent plus dans le ventre de leurs enfants, qui souffrent de la faim, mais dans la panse des nantis, qui mangent du poisson pour maigrir tout en dissertant sur les vertus médicinales des oméga 3.
Le produit le plus demandé, donc le plus cher, est l’aileron de requin. Les squales du monde entier crèvent de ce commerce. Requins pointes noires ou pointes blanches, requins gris, requins bleus, requins-tigres, requins-marteaux, grands requins blancs, énormes requins-baleines ou modestes chiens de mer : tout y passe. On me laisse visiter un bateau collecteur. La cale est bourrée d’ailerons. Je contemple, ahuri, les nageoires séchées de milliers de squales dont le reste de la chair a été jetée. J’en demande le prix. Le négociant chinois paie cent cinquante mille roupies indonésiennes (environ douze euros) le kilo. Pour les Papous, une fortune. Pour les trafiquants, le pactole.
Pour les squales, le commencement de la fin.
Après quatre cent millions d’années de triomphe dans les océans, l’aventure des requins finira en potage. Il nous restera les cassettes des Dents de la mer pour nous donner le frisson.
(extrait)
Yves Paccalet
« L’humanité disparaîtra, bon débarras ! »
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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le mercredi 12 avril 2006, à 10:36. Posté
par paulette
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je l'avais compris pour le soleil, ce que je voulais dire c'est que je ne serais que poussière. J'ai toujours un problème dans mon forum, merci l'ame des ames
je mettais mal exprimé, cela prête à confusion 
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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le mercredi 12 avril 2006, à 10:37. Posté
par mariedo
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Oui, ces textes sont beaux et terrifiants. Mais, malgré tout, je crois vraiment en le fait que, ce "creux de vague"où l'on s'enfonce irrémédiablement va remonter pour une "autre chose".
Il y a des hommes et femmes qui ne se laissent pas faire depuis la nuit des temps, ils sont toujours là en 2006.
Ces textes ne m'inspirent pas la peur, mais, le "Rouge, Attention". Bref, un superbe avertissement.
Si la Nature veut nous avoir par le mal qu'on lui fait, elle nous aura.
Les peuples opprimés et décimés se sont toujours relevés, ce sont avec eux qu'il faut compter et aussi, avec tous ceux qui disent "Non" à juste titre (et pas n'importe comment). Il y en a plus qu'on ne croit.
C'est pourquoi, je crois toujours en une parcelle de bien chez l'humain qui gagnera (même si je ne vois pas cette victoire). Je me battrai toujours pour cela avec ma conscience.
En tous les cas, merci pour ce si beau et terrifiant partage. Amicalement
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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Ton bel optimisme laisse un peu d'espoir.
Je tape quelques autres extraits de ce livre. Je les mettrais peut-être...
Amitié pour toi
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Re : Nous sommes tous des Papous - Yves Paccalet
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Quelques pages plus tard...
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J’ai moi-même expérimenté la force irrésistible de la pulsion reproductrice. J’ai déposé quatre enfants (cela va plus vite en faisant des jumeaux) sur une Terre qui ne m’avait rien demandé.
J’ai hésité à ajouter à la démographie collective ces demi-lots de mes chromosomes. A l’époque où la question s’est posée (voilà plus d’un quart de siècle), j’étais déjà soucieux d’écologie. Je savais que, si je mettais une famille en route, ce serait pour l’abandonner tôt ou tard sur un terrain encombré de milliards d’autres pingouins à poils rares ; sur des chemins jonchés de pièges et de mines antipersonnel ; avec des marées noires et des déchets radioactifs, des métaux lourds et des pesticides, un air pollué, une eau salie, une terre souillée, des forêts rasées, des océans pillés, des climats bouleversés, des famines et des épidémies ; sans oublier les cyclones, les volcans, les séismes et les tsunamis ; le chômage de chaque jour ; l’insécurité de chaque nuit ; les épurations ethniques ; les camps de concentration et les guerres – civiles, conventionnelles, chimiques, biologiques ou nucléaire. « Nucléaire » au singulier, monsieur le correcteur : il n’y en aura qu’une.
En songeant à tout cela, j’admets que j’ai eu un bref moment de flottement qui n’a duré que quelques années.
Comme je voulais fabriquer ma progéniture par les voies naturelles, et non en éprouvette, j’en ai parlé avec la Femina sapiens qui manifestait le désir d’unir aux miens ses demi-lots de chromosomes. Elle m’a donné des baisers riches en phéromones. Elle a proposé à ma lubricité d’australopithèque haletant la roseur humide et les flagrances d’un certain coquillage qui « entre autres, me troubla ». (L’image est de Verlaine, né l’année de l’extinction du grand pingouin : je savais bien qu’il y avait un rapport !).
Afin de m’encourager à procréer, ma compagne m’a fait observer que je passais mon temps à remâcher mon pessimisme en privé, mais à tenir en public des propos plus optimistes. Dans mes livres, mes articles ou mes conférences, je m’efforçais de démontrer qu’il n’était pas trop tard ; que l’avenir avait un futur ; et qu’on allait enfin extirper de l’humanité la bête infâme qui la ronge.
Le plus sûr moyen de démontrer la sincérité de mon combat consistait à faire des enfants. J’ai fourni la preuve par le spermatozoïde que j’assumais mon rôle d’écologiste impliqué et d’humaniste solidaire.
J’ai semé la petite graine.
Non seulement j’ai jugé l’épisode exquis, mais ce fut mon pari de Pascal. En copulant pour la bonne cause, je validais l’hypothèse d’une planète future douce et accueillante.
Mes enfants se sont faits chair. Je les ai mis dans l’ambiance dès le stade du fœtus en leur racontant des histoires d’ogre et de méchant loup à travers le ventre de leur mère. J’ai observé leur naissance comme on contemple un ciel d’étoiles : émerveillé, mais sans rien comprendre. Voir un bébé s’extraire de celle qui l’a porté pendant neuf mois constitue un spectacle dont la magie surpasse celle des Quarantièmes Rugissants. Attraper dans ses mains le petit être tiède et gluant représente un Himalaya d’émotion. La voilà, ô Courbet, la version complète de L’Origine du monde : non seulement des poils, des lèvres, un clitoris et un vagin désirables, mais du sang, des eaux, du mucus, de la souffrance – et le cri libérateur de la vie !
Mes enfants ont paru, tété, roté, dormi, pissé, déféqué, vagi, souri, marché, parlé, grandi. A présent, ils me comblent. Ils sont aussi intelligents, agréables et modestes que leur père.
Du point de vue de l’écologie, j’ai conscience d’avoir commis une lamentable erreur. Les engendrer fut un non-sens – la pire imbécillité de mon existence, qui n’en a pas manqué.
Avec l’accent provençal, une belle cagade !
(extrait)
Yves Paccalet
« L’humanité disparaîtra, bon débarras ! »
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