|
L’avez-vous vu passer pataugeant dans l’absence
Le fantôme d’à côté, telle une ombre harassée
Dépliant son long corps mutilé et troué
Perdu d’amour, perclus en son âme d’enfance
Vidé des affections en famille couvées …
Solide déambulant en des jours givrés
Sous le ciel tourmenté de la vie en mouvance,
Massant ses mots en signe de postérité,
Faisant des ricochets sur l’étang du passé,
Drapé de solitude dans ce couloir immense,
Ondes éparses de quelque rêve emmuré.
Le cœur battant pourtant sous ce torse effilé
N’ignorant rien des redoutables manigances
De la vie , de l’amour, des langues égarées,
Le fantôme vivant dans la chambre d’à côté
L’avez-vous vu errer, telle un homme atterré.
Ange 06/2005
(à Michel)
|