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Défi industriel
Parmi les opposants déclarés au programme EPR, le réseau Sortir du nucléaire, qui fédère plusieurs associations, a demandé, ce lundi, l'arrêt définitif du chantier EPR en cours à Flamanville. Ainsi que l'annulation du projet de deuxième EPR, à Penly, en Seine-Maritime. «Ce ne serait d'ailleurs pas un précédent : plusieurs réacteurs en construction ou même déjà achevés ont été abandonnés dans différents pays», souligne l'association.
À travers l'EPR, c'est la relance du nucléaire qui figure en toile de fond. Et, avec elle, tout simplement le plus gros défi industriel qui attend EDF au cours des prochaines années. Car les enjeux financiers sont énormes, avec plusieurs pays cibles pour accueillir des chantiers hors normes.
En France comme en Finlande, où les prototypes de l'EPR sont actuellement en cours de construction, EDF et Areva ont été contraints de revoir les coûts à la hausse. Pour le chantier finlandais en particulier, Areva a été contraint de passer des provisions à de nombreuses reprises. Alors qu'en 2005 le coût initial du projet de réacteur de troisième génération était estimé à 3,3 milliards d'euros, il dépasserait désormais les 5 milliards d'euros.
Ce ne sont pas les inquiétudes des autorités de sûreté qui risquent de faire diminuer la facture. Mais pour ces instances, l'argent importe peu, seule compte la sécurité.
Source : "Le figaro"
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