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Aux voiles de la transparence.
Je voudrais parler au silence
Qu’il est les courbes d’une femme
Aux voiles de la transparence
Autant son cœur comme son âme !
Inventer des mots inutiles,
Ne plus entendre la rue-deuil
Ces choses, du monde, futiles ;
Parler au silence… En mon seuil !
L’écho survient de la lumière
Où nul n’attend la nostalgie
Comme un songe est une prière
Entre l’Homme et l’Homme qui gît !
Je ne reviens de nulle part
N’étant jamais vraiment parti ;
Le silence au silence pare
A ce qui, jamais, n’aboutit !
Ma verve dit les longs chemins
Des étreintes inhabitées ;
Le silence me tend la main
Je lui offre ma liberté !
Au gré des murmures du temps,
Le temps lui-même, un jour, s’efface !
Vous êtes milliers par instant,
Et, par instant, fuyez ma trace !
Je vous écris, je vous devine
Et le silence va mon gré !
Et mon rêve, en vous, imagine
Et mon silence rien n’agrée !
Les saisons toujours nous effleurent
Comme nous effleure l’oubli !
Voici des mots parmi les fleurs
Vivant de soleil et de pluie !
Je m’en vais parler au silence
Il a les courbes d’une femme
Aux voiles de la transparence
Il est mon cœur ! Il est mon âme !
Alain Girard
Le 7 05 2009
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