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Posté le 30/07/2004 12:55:49
Un beau jeune homme , vêtu d'une chemise à carreaux et d'un pantalon de velours, contemplait , au bord du trottoir, la circulation intense de la place St Pierre, en ce jour torride de juillet.Nous étions assis, Eric, Ingrid et moi, à la terrasse du pub St Pierre que Jim avait choisi comme point de ralliement pour la petite troupe de poètes.
Je me levai , et, le coeur battant, m'approchai du jeune homme avec mon plus beau sourire:
-"Etes -vous le poète Thorgal ?" dis-je d'une voix que je voulais assurée.
Deux magnifiques yeux bleus se tournèrent vers moi et le jeune homme me sourit et dit:
-"Oui"
Je lui tendis la main .(Ai-je osé l'embrasser? Je ne crois pas!)
Puis je l'amenai à la rencontre de mes deux compagnons.
Le rêve devenait réalité: je venais de serrer la main d'un poète!
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"Nous avions de quoi étancher notre soif, et puis quelques prunes et surtout les préparations de notre Amie Marcek."
J'étais sûre que vous auriez besoin d'un viatique pour le voyage!
Mon instinct ne me trompe jamais!
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Posté le 01/08/2004 16 02
Soudain, surgissant de la fournaise de la rue (qui se propageait d'ailleurs sous la toile censée ombrager le coin où nous étions assis et où nous avions commencé à étancher notre soif) jaillit, tel un Indiana Jones parcourant la jungle, la silhouette sportive d'un homme coiffé d'un chapeau et dont le torse s'enveloppait d'une chemise mauve que la sueur commençait à marquer.
Un cri s'éleva de nos bouches:
-Voilà Jim!
Son visage s'éclaircit à notre vue et il commença à nous embrasser : (au cours de quatre bises rituelles qui constituaient son salut, nous pûmes nous apercevoir qu'il revenait d'un long périple, car sa barbe était au moins de 20 jours). D'un geste large et théâtral dont nous appréciâmes l'élégance, il ôta son couvre-chef et nous découvrîmes son haut front de poète que la chaleur emperlait .Les conversations s'animaient, les verres se vidaient, Eric remerciait les uns et les autres de leur active participation au site LESPOETES.Net et nous faisait part de grands changements dans la conception graphique du site à la rentrée. Mais chuuuut!
C’est là que nous pûmes juger du professionnalisme de Jim, Thorgal et Eric, dont les conversations quasi techniques , aux détails pointus, laissaient pantoise la novice que je suis ! Du moins étais-je sûre de la qualité des meringues que j’apportais dans une boîte transparente et qui attendait, au pied de ma chaise, le moment propice pour surgir !
Jim s’étonna de mon accent prononcé, (oui, on prononce ici toutes les lettres, au lieu de les escamoter comme les « PARISIENS » ) et je lui rétorquai que nous nous trouvions au pays où les « Putain, cons » fleurissent à chaque détour de phrase ! Mais voulant faire bonne impression sur lui, je m’abstins de ces verdeurs de langage. D’ailleurs, Teddy était déjà au sein de toutes les conversations et nous évoquions les stratégies futures afin que le récit ne parte pas trop en eau de boudin !
Dur labeur que celui qui nous attend !
Le dialogue s’éleva à de savantes considérations qui nous firent heureusement oublier que, quelques instants auparavant ,nous nous étions livrés à quelques facéties à l’encontre de notre webmestre, perdant tout respect à son égard en commettant des poèmes du genre :
« C’est Rickou le Kangourou
Qui met dans sa pochette
Les poètes branchés du Net ! »
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Posté le 02/08/2004 21 28
C'est bon de voir un poète en plein délire...mais je suis sûre d'avoir vu tes yeux aussi clairs que ceux d'un bébé!Et tu as aussi les joues roses! Bon, ceux du 21 août vérifieront si je mens!En tout cas, tu es super sympathique et personne ne me contredira dans cette affirmation!
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Posté le 03/08/2004 21 39
Tandis que la chaleur croissait et embellissait, que nos teints viraient au rouge ponceau, que la transpiration mouillait nos fronts, voici que nous aperçûmes, jaillissant de la foule qui se pressait sur le trottoir, un homme brun et mince, aux cheveux noirs épais mêlés de quelques fils d’argent, au regard aigu , escorté d’une mince et blonde créature au visage doux et souriant : Michel et Chanty nous apparaissaient enfin !
Chanty avait arraché Michel aux rigueurs d’un exil dans les forêts profondes et désolées où coassent les corbeaux et nous l’amenait , telle Morgane l’enchanteresse …De chaudes embrassades s’ensuivirent et chacun put admirer la blondeur de Chanty en pantalon bleu et polo rayé blanc et rouge et le teint halé de Michel mis en valeur par une chemise mauve et un pantalon vert foncé ! De l’émotion perça, que l’assemblée s’efforça de juguler par quelques rires et aimables plaisanteries ! En effet, il n’est pas facile de rencontrer, en chair et en os, ces personnes avec lesquelles nous avons tant de liens intimes, tissés au travers de nos écrits respectifs ! Ou alors je suis une vieille baderne qui s’émeut trop facilement !
Il ne restait plus que Nath et Juju, pour compléter notre réunion, et quand elles parurent, mon teint dut virer au cramoisi (je vous l’ai dit, mon hyper-sensibilité causera ma perte !) Je serrai dans mes bras ma charmante Pip’lette Juju, et fis asseoir Nath près de moi et de la boîte de meringues !Les conversations se croisaient et s’entrecroisaient : l’excitation ne baissait pas , et déjà, nous étions sûrs que cette rencontre ne nous décevrait pas !
Soudain, quelqu’un poussa un cri : une libellule venait de se poser dans ma chevelure, et je sentis son vol léger troubler l’ordre de ma coiffure !
Je m’écriai « C’est Libelle ! C’est L’ESPRIT de Libelle qui vient nous retrouver ! »
Que les esprits chagrins et sceptiques ne rient pas de moi : j’y crus à cet instant dur comme fer !
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Site: "Les Poètes"
(Evènements culturels)
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