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L'intensité du silence (Yolande)

le lundi 31 janvier 2011, à 19:26. Posté par Michel (Signes de Vie)



    L'intensité du silence



    Nous sommes antérieurs à tout ce que nous croyons être.

    C'est le silence qui guérit.
    En un instant plus rapide qu'un clin d'œil, le silence vous guérit de l'idée d'être quelqu'un. Le problème est réglé éternellement à la source. Ce basculement est si puissant que vous ne pouvez que constater que tout ce que vous croyez être n'est qu'une illusion. C'est la mort psychologique. Fin de l'histoire du moi, du je suis, de l'ego, de la personne.
    Fin de la souffrance : l'ego n'a plus le pouvoir de se construire d'instant en instant …
    Reste la beauté du vide plein, la joie de ne rien être, la paix, l'amour, le silence.
    Ce silence est le plus précieux, le plus beau des livres, car il donne une connaissance infuse.

    L'existence est spontanée, l'inexistence aussi…

    Au beau milieu d’une existence banale, de mère, épouse, femme d’affaires, Yolande connaît un éveil spontané en 2003. Sans référence à aucune tradition spirituelle, elle témoigne ici pour la première fois.

    Pendant quarante ans, comme tout le monde, je me suis prise pour mes pensées, pour mon corps : je me prenais pour une personne. Et puis il y a eu ce basculement. En un instant, spontanément, ce silence dans ma tête. Plus de pensées : le silence, une stupeur, un étonnement profond qui ne laissait place à rien d’autre.
    Alors je me suis mise à observer. Mon fonctionnement avait changé. Il y avait « cette chose », ce silence… et tout le reste. Le reste, ce que j’appelle le je suis, c’est-à-dire le contenu de l’instant : j’ai vu que tout apparaissait dans cette chose, d’instant en instant. Que tout y disparaissait.




    Ton fonctionnement avait changé, dis-tu ?




    Il y avait une légèreté, un bien-être. Je me sentais en phase avec moi-même, en phase comme je ne l’avais jamais été. Les choses se présentaient, les situations, les événements, même ceux qui auparavant m’auraient dérangée… je ne trouvais rien à y redire. Je ne réagissais plus, en fait. Et lorsque, deux mois plus tard, mon fils est mort dans un accident… même chose. Ce silence, cette tranquillité m’empêchait de réagir, m’empêchait d’être une mère détruite par la mort de son fils. J’ai vu que la souffrance n’existait pas.


    Yolande

    Propos recueillis par Laurence Vidal





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