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L'enfant laboureur - Barbara

le jeudi 26 octobre 2006, à 12:23. Posté par Michel (Signes de Vie)


    Barbara
    L'enfant laboureur

    Paroles: Barbara. Musique: François Wertheimer 1973


    --------------------------------------------------------------------------------

    Qu'on ne touche jamais aux folies, aux orages
    Qui, chez moi, naissent et meurent entre passion et rage
    Et que mes grands délires me fassent toujours escorte.
    La raison est venue, j'ai demandé qu'elle sorte.

    Qu'on ne décide pas de mes joies, de mes larmes.
    A chacun son soleil, et à chacun ses drames
    Et si le noir, pour moi, est couleur de lumière,
    La raison, que m'importe, et qu'elle aille en enfer.

    Mais comment voulez-vous, qu'un enfant laboureur,
    Si on lui prend sa terre, fasse pousser ses fleurs,
    Ses fleurs ?

    Que jamais on n'écoute, derrière mes volets,
    Pour voler mon piano, pour voler mes secrets.
    Mes secrets sont pour vous, mon piano vous les porte
    Mais quand la rumeur passe, je referme ma porte.

    Qu'on ne m'ordonne pas, je suis reine en mon île.
    Je suis femme en mon lit, je suis folle en vos villes
    Et j'ai choisi mes hommes, j'ai bâti mes empires.
    Au diable la raison, et vivent mes délires !

    Mais comment voulez-vous qu'un grand Pierrot de Lune
    Ecrive des chansons, si on lui prend sa plume,
    Sa plume ?

    Qu'on ne touche jamais,
    Que jamais on n'écoute,
    Qu'on ne décide pas,
    Qu'on ne m'ordonne pas

    Et je serai pour vous, un enfant laboureur
    Qui fait vivre sa terre, pour vous offrir ses fleurs,
    Ses fleurs

    Et vous pourrez venir, vous reposer tranquilles.
    Comme on donne une fleur, je vous laisse mon île.

    C'est comme ça que je suis, votre enfant laboureur.
    Je fais vivre ma terre, pour vous offrir mes fleurs,
    Mes fleurs,

    Pour vous offrir mes fleurs, mes fleurs...




    ***


    Barbara
    Marienbad

    Musique: Jean-Loup Dabadie


    --------------------------------------------------------------------------------

    Sur le grand bassin du château de l'idole,
    Un grand cygne noir portant rubis au col,
    Dessinait sur l'eau de folles arabesques,
    Les gargouilles pleuraient de leurs rires grotesques,
    Un Apollon solaire de porphyre et d'ébène,
    Attendait Pygmalion, assis au pied d'un chêne,

    Je me souviens de vous,
    Et de vos yeux de jade,
    Là-bas, à Marienbad,
    Là-bas, à Marienbad,
    Mais où donc êtes-vous ?
    Où sont vos yeux de jade,
    Si loin de Marienbad,
    Si loin de Marienbad,

    Je portais, en ces temps, l'étole d'engoulevent,
    Qui chantait au soleil et dansaient dans les temps,
    Vous aviez les allures d'un dieu de lune inca,
    En ces fièvres, en ces lieux, en ces époques-là,
    Et moi, pauvre vestale, au vent de vos envies,
    Au cœur de vos dédales, je n'étais qu'Ophélie,

    Je me souviens de vous,
    Du temps de ces aubades,
    Là-bas, à Marienbad,
    Là-bas, à Marienbad,
    Mais où donc êtes-vous ?
    Vous chantez vos aubades,
    Si loin de Marienbad,
    Bien loin de Marienbad,

    C'était un grand château, au parc lourd et sombre,
    Tout propice aux esprits qui habitent les ombres,
    Et les sorciers, je crois, y battaient leur sabbat,
    Quels curieux sacrifices, en ces temps-là,
    J'étais un peu sauvage, tu me voulais câline,
    J'étais un peu sorcière, tu voulais Mélusine,

    Je me souviens de toi
    De tes soupirs malades,
    Là-bas, à Marienbad,
    A Marienbad,
    Mais où donc êtes-vous ?
    Où sont vos yeux de jade,
    Si loin de Marienbad,
    Bien loin de Marienbad,

    Mais si vous m'appeliez, un de ces temps prochains,
    Pour parler un instant aux croix de nos chemins,
    J'ai changé, sachez-le, mais je suis comme avant,
    Comme me font, me laissent, et me défont les temps,
    J'ai gardé près de moi l'étole d'engoulevent,
    Les grands gants de soie noire et l'anneau de diamant,

    Je serai à votre heure,
    Au grand château de jade,
    Au cœur de vos dédales,
    Là-bas à Marienbad,
    Nous danserons encore
    Dans ces folles parades,
    L'œil dans tes yeux de jade,
    Là-bas, à Marienbad,

    Avec tes yeux de jade,
    Nous danserons encore,
    Là-bas, à Marienbad,
    Là-bas, à Marienbad,
    Mais me reviendras-tu ?
    Au grand château de jade,
    A Marienbad...


    http://www.paroles.net/artis/1089

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Réponses ( 3 ) (Ajouter une réponse)

Re : L'enfant laboureur - Barbara

le vendredi 27 octobre 2006, à 13:41. Posté par Réjane


    Madame

    Paroles et musique : Barbara

    Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi
    Votre missive bleue, Madame.
    Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas.
    Pourtant, c'est écrit là, Madame
    Et de votre douleur, je me sens pénétrée
    Mais je ne pourrais rien, Madame.
    Vous savez, aujourd'hui, que de l'avoir perdu,
    C'est lourd à supporter, Madame.

    Vous demandez pardon de n'avoir pas compris
    Ce qu'était notre amour, Madame.
    Vous n'aviez que ce fils, vous aviez peur de lui
    Et vous l'avez gardé, Madame.
    Ne me demandez pas ce qu'a été ma vie
    Quand vous me l'avez pris, Madame.
    Je me suis toujours tu, ce n'est pas aujourd'hui
    Que je vous le dirais, Madame.
    Vous eussiez préféré, je vous retrouve là,
    Qu'il fût mort en héros, Madame.
    Oui, c'eût été plus noble, je vous crois,
    Que de mourir d'amour, Madame
    Mais qu'il soit mort ici ou qu'il mourût là-bas,
    Auriez-vous versé moins de larmes ?
    Il en a décidé, lui seul avait le droit.
    Il faut vous résigner, Madame.

    C'est trop tard, maintenant, pour que je vous revienne
    Et vous vieillirez seule, Madame
    Et ne m'en veuillez pas si je parais cruelle
    Mais je l'ai trop aimé, Madame
    Pour qu'à la fin du jour, près d'une cheminée,
    Nous évoquions ensemble, Madame,
    Celui que, vous et moi, nous avons adoré
    Et perdu tout ensemble, Madame

    Mais le chagrin m'égare, il faut me pardonner.
    J'ai mal de votre mal, Madame
    Mais que faire, et quoi dire, puisqu'il s'en est allé ?
    Je ne puis rien pour vous, Madame.
    Pour la seconde fois, il va nous séparer.
    Non, je ne viendrai pas, Madame,
    Car, le perdre deux fois, c'est lourd à supporter.
    Vous me comprendrez bien, Madame.

    Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi,
    Votre missive bleue, Madame.
    Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas.
    Pourtant, c'est écrit là, Madame
    Et de votre douleur, je me sens pénétrée
    Mais je ne puis plus rien, Madame.
    Vous saurez, comme moi, que de l'avoir perdu
    C'est lourd à supporter, Madame...


    PS : j'avais l'impression de bien connaître son répertoire, mais je ne connaissais pas "l'enfant laboureur". Merci pour ce partage Michel :)

Re : L'enfant laboureur - Barbara

le vendredi 27 octobre 2006, à 19:39. Posté par Marie (Battementsd'elle)



    Découverte aussi que cette première chanson de Barbara....
    Je ne vous mettrais pas l'aigle noir : tout le monde la connait, nest-ce pas , mais je la cite quand même puisqu'elle parle d'oiseau

    Merci Michel et Réjane

Re : L'enfant laboureur - Barbara

le vendredi 27 octobre 2006, à 21:21. Posté par Michel (Signes de Vie)


    Pour le partage, je joins toujours le lien en bas de page.

    Ravi de vous faire plaisir, et merci à vous.

 

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