Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Moi

 

DE SIMPLES SOUVENIRS

le jeudi 30 décembre 2004, à 11:13. Posté par kacem_loubay


    DE SIMPLES SOUVENIRS

    Patience amie inconnue ... respire doucement
    La vie n'est qu'un simple courant qui passe
    Tel le passage d'un oiseau dans le ciel bleu
    Regarde cette foule qui sort du métro
    Place Clichy , Montparnasse , barbés ...
    Rejoins la place Tati , rue aux puces ...
    Chacun essaie de fuir son exil
    Et chaque dimanche un monde nouveau
    Tous essaient de trouver la racine de la vie
    Que d'expressions fleurissent sur les visages
    Que de langues s'accouplent dans ces rues
    Que de corps s'exhibent dans l'insouciance
    Ce sont eux aussi des enchaînés sans boulet
    Ils vivent de déracinement dans les bras de la ville
    Je me revois sur les rives fleuries de La Seine
    Suivant les péniches ornées qui glissent sur l'onde
    Où les oiseaux de mer ne cessent de crier
    Je me sens égaré dans cette métropole
    Les yeux hagards , le coeur pesant , les bras relâchés
    Paris est toujours Paris et moi un simple étranger
    Qui d'un pas pesant accoste la vraie indifférence
    Rue du Cherche - Midi, Les Champs Elysées ...
    Je ne fais que passer , rêver , me lamenter ...
    Le 02 Septembre 1980 est date fétiche
    J'ai fait Strasbourg pour La Capitale Paris
    Dans le froid de l'aube j'ai pris le train
    La traversée du grand désert et l'espoir
    J'étais une fourmi dans l'immense fourmilière
    Et partout où je passais j'étouffe le même reflet ...
    A me souvenir après ces longues années
    Je me dis encore : comme elle est étrange ma randonnée
    Comme ma mémoire s'accroche à la branche perdue...
    Tu vois, amie inconnue, je délire encore
    Ma plaie est toujours ouverte dans mon silence
    Tous les remèdes ne font que l'aviver
    Et je sors pour faire appel à tous les vents
    Pour qu'ils atténuent un peu ma douleur ...
    L'ombre noire plane sur la ligne de mon écriture
    Que faire, j'attise une simple flamme qui couve
    Et qui redonne à mon encre froide ... l'ultime fluidité ...

    Kacem loubay
    Khénifra / Maroc
    Vendredi 31 Août 2001
    [email protected]
    Le poète de l'autre rive

<< Retour au forum

 

Réponses ( 4 ) (Ajouter une réponse)

Re : DE SIMPLES SOUVENIRS

le jeudi 30 décembre 2004, à 11:15. Posté par kacem_loubay


    A L’ ECART…

    Combien de fois on essaie de me lire
    Sur le fond d’une toile mouvante
    Les lignes de ma main sont hermétiques
    Comme les strates géologiques
    D’une ère indéterminée dans le temps
    Et tout se limite
    A une égratignure superficielle
    Je vous invite au grand voyage
    Mon quai qui vit l’abandon
    Attend l’arrivée du dernier train
    Et dans mon ciel bas
    Qui narre le passage d’un nuage
    Pour effacer le brouillard
    Qui me cache encore l’horizon d’antan
    Je revois une hirondelle esseulée
    Qui vole aussi bas de ses ailes alourdies
    Dans son hibernation
    Elle a manqué le grand départ
    Pleure de sa voie émouvante
    Les racines de sa profonde nostalgie
    Elle verse une froide larme
    Que je cueille dans la paume de ma main
    Et cette perle mue… remue
    Se cristallise en appels…
    Moi et elle, nous vivons les mêmes remous
    L’un en flottant dans les airs glaciaux
    Moi en serpentant l’unique bois
    Le lac solitaire où les cèdres verdoient
    Me redonne une nouvelle énergie
    De mon absence je renoue avec des voix
    Qui franchissent d’autres sphères
    Qui abolissent toutes les frontières
    Et qui acceptent mes fréquents … écartements



    © Kacem loubay
    KHENIFRA : Vendredi 10 Mai 2002
    MAROC
    [email protected]
    Le poète de l’autre rive

Re : DE SIMPLES SOUVENIRS

le jeudi 30 décembre 2004, à 11:17. Posté par kacem_loubay


    EPANCHEMENT...
    A : A. ISMAILI

    Quand le verbe bifurque
    Dévie de sa source d'origine
    Quand une folle météorite
    Sort de son orbite natal
    Traverse le firmament fleuri
    Et s'en va à la dérive
    Dans l'immensité de la galaxie
    Je renoue avec les pages oubliées
    Après des années de sevrage
    L'encre finit par se dérouiller
    Et sous l'assaut de la plume agile
    Retrouve enfin sa vraie fluidité
    Je lance mes mots en cavalcade
    A travers les mille chemins ardus
    Suivant et la cambrure des chevaux
    Et la monture des vents versatiles
    J'oscille à la cadence des heures
    J'abolis toutes les frontières
    Et mets à néant les différents isolements
    Je refuse à mes mots l'asservissement
    Ils doivent vivre et mouvoir de liberté...
    Ils sont indomptables comme mes muses
    Des fois ils proclament la rébellion
    Des fois encore ils vivent de sérénité
    Comme l'est le fond de mon coeur
    Qui ressemble à un certain lac... endormi


    © kacem loubay
    Mercredi 23 Janvier 02
    Khénifra (MAROC
    [email protected]
    Le poète de l'autre rive

Re : DE SIMPLES SOUVENIRS

le jeudi 30 décembre 2004, à 11:24. Posté par kacem_loubay


    JUSTE UN MOT...



    ... Elle s'en va de ses pas réguliers
    Le corps droit, la tête haute
    Elle s'éloigne...

    Comme s'éloignent mes souvenirs
    La chevelure cuivrée dans le vent
    L'image d'un arôme qui quitte un corps
    D'une feuille qui se détache d'un arbre
    D'un nuage poussé par la brise
    Et d'un coeur qui recouvre sa liberté
    Elle s'est emparée d'une feuille
    D'une écriture effilée
    Elle m'a laissé son testament
    Juste un mot
    Adieu...!

    Elle est partie la tête haute
    Vers un autre lever
    Vers un autre horizon
    Moi, je suis toujours là...!

    Moi, je suis ailleurs...!
    Déchiré entre l'appeler
    La serrer entre les bras
    L'embrasser pour la dernière fois
    Ou la laisser suivre une autre destinée
    Ma voix n'a plus de voix
    Ma voix vient de perdre sa voie
    Elle continue son lent cheminement
    Ses pas enveloppent un corps aérien
    Ses pas sont toujours réguliers
    Digne, elle emporte sa grande fierté
    La tête toujours haute...

    Je regagne mon coin le plus isolé
    Sur mon tronc d'arbre esseulé
    Je tatoue son unique mot : Adieu...!

    Je n'ai plus de regret
    Je la regarde s'éloigner
    Elle s'éteint derrière l'écran
    Comme s'éteint la dernière étoile...

    Je demeure avec son ombre
    J'étreins son corps absent
    Telle est ma destinée
    L'oiseau apprivoisé depuis longtemps
    Quitte sa cage dorée
    Et avant de s'envoler
    Chuchote à mes oreilles
    Le même refrain : Adieu...!

    Je n'aime plus ce mot
    Je dois le remplacer
    Sculpter un autre : Ravi...!

    © Kacem Loubay
    Khénifra (Maroc)
    Vendredi 11 octobre 2002
    [email protected]
    Le poète de l'autre rive
    .

Re : DE SIMPLES SOUVENIRS

le samedi 10 juin 2006, à 12:19. Posté par Alienor33


    Merci pour cette rencontre aujourd'hui sur Evene.
    Je suis toujours ravie de rencontrer la poésie en marche. La poésie d'une vie.Alienor33

 

Ajouter une réponse...

Votre nom

Votre email (facultatif) :

Re-tapez ce code : :

 

 Votre message :

Inserer un smileys ...
Cliquez sur un smiley pour l'inserer à la fin du texte






 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet