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L’Être est là …
A mon ombre ébrouée de lieux indifférents ,
Lorsque, toute esquivée, des regards entrevus
Nul ne sait plus donner, comme d’aucun ne prend …
Je me suis tu.
Les probables raisons des êtres sont fermées
Et s’élance l’oubli et les mots parfumés
Pour des êtres sans lieu, sans histoire, sans voix
Que j’aperçois.
Sur l’autoroute immense où baigne la folie,
Ce monde et tous ses leurr’ ne sont, ni ne supplient
Qu’à, quelqu’ étrange lieu mouillé de réflexion,
Soit la passion.
Alors dans les divers de cet ordre établi
Le poète d’hier et celui d’aujourd’hui
N’ont de lieux impostures, ni de résurgence
A cette urgence.
L’on ne regarde plus, l’on ne dessine pas,
L’écriture a ses buts dont vous tuez les pas
Et dans l’effrontaison de votre monde impie
L’Etre est là
Sans éclat
Tout petit.
Alain Girard
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