|
--------------------------------------------------------------------------------
Des mots incisifs
Tu as attendu vingt ans pour me le dire
De tes enfants je suis la seule brune aux yeux verts
Pourtant j'étais adulte avant que d'être enfant
Probablement trouvais-tu ce calme nécessaire
A mon épanouissement de jeune fille, petit père?
Je t'imagine encore me filtrant du regard
Avant que ne t'emporte cette maladie barbare
Dans la pénombre de ta vie, ton langage de père:
"Petite Marie ces non-dits vont serrer ton coeur "
Je tiens une vérité terrée tel un malheur
Je voulais que tu sâches avant mon dernier voyage
Des mots plus percutants que certaines images
L'expérience aujourd'hui jette sa triste lumière
Sur tous les souvenirs émanants du passé
De tout cela Marie, non..je ne suis pas fier
Du cri de ta douleur sauras-tu pardonner?
La femme de ma vie pour un autre m'a quitté
Ne se souciant de toi... Oh ! quelle cruauté!
Tu lui ressembles tellement, je l'aime à travers toi
Ma seconde femme en somme t'a toujours protègée
De trois mois à vingt ans, elle n'a fait que t'aimer
Petite Marie ne sois pas juge de ces faits
Je suis si malheureux mais je me le devais
Te dire, c'est important
O combien je l'aimais
Elle était ta maman
Je... Je...ne sais où elle est.
|