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Le poète s’éteint doucement malgré lui !
Je ne poserai plus sur la place publique
Les Mots que j’ai cueillis au secret de mon âme ;
Je veux me replonger dans les psaumes bibliques
Et chercher, près de Dieu, la sagesse et la paix,
Le chemin de ses mains dessiné de respect
Pour chacun d’entre nous, et pour l’homme et la femme !
Illusoire, il est vrai, fut ma méditation
A penser qu’ici bas nul ne viola mes mots,
Et je reste perdu sans plus de réflexion
A présent qu’on en fait usage malgré moi,
A présent qu’on se joue du gré de mes émois,
De ces blessures, là, composées de mes maux !
Mon chant s’envole au loin, vers l’horizon sans lieu
Comme ma vie dicta les vers de mes douleurs ;
Je ne sais plus vraiment vers où tourner les yeux
Pour oublier le deuil qu’on m’inflige en ces jours
En me volant mes mots et, par Eux, mon amour,
Je ne sais plus rien faire que d’aller vers Dieu !
Me comprenne qui veut ! Mon deuil éteint l’espoir
Qui parcourut ma vie en l’Ecriture vive…
J’ai le cœur fatigué, la fatigue est si noire
Et si noir le séjour de mes rêves salis
Par ces choses qu’un homme, en riant, multiplie,
Cette machination que sans cesse il avive !
Je ne poserai plus sur la place publique
Les Mots que j’ai cueillis au secret de mon âme ;
Je veux me replonger dans les psaumes bibliques
Et chercher, près de Dieu, la sagesse et la paix,
Le chemin de ses mains dessiné de respect
Pour chacun d’entre nous, et pour l’homme et la femme !
Alain Girard
Copyright 20 mars 2005
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