L'archipel de Théo : Les Mots des Îles

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Plein de poètes...

le vendredi 13 mai 2005, à 21:19. Posté par Michel (Signes de Vie)


<< Retour au forum

 

Réponses ( 11 ) (Ajouter une réponse)

Re : Plein de poètes...

le mardi 17 mai 2005, à 21:19. Posté par Théo


    Merci pour ce lien précieux Michel ... Amitiés

Re : Plein de poètes...

le samedi 21 mai 2005, à 20:19. Posté par kacem_loubay


    LE POETE…

    Il est là, il est ailleurs…
    Adossé aux vestiges du temps
    Gardien de tous les patrimoines
    Il serpente les flancs des montagnes
    Garde la falaise contre l’oubli
    Contre l’érosion de la mémoire
    Il prend sa source dans ses pensées
    Accompagne la brise dans sa course
    S’infiltre comme une ombre
    En traduisant ses errances…
    Des fois il vit en solitaire
    Un ascète qui essaie de s’oublier
    Des fois il est parmi les autres
    Perdu dans l’anonymat des méditations…
    Il est une silhouette en filigrane
    Un arbre qui pousse partout
    Une eau qui ne tarit jamais
    Il est le silencieux, le rêveur…
    Il n’a pas d’attache fixe
    Il est libre de circuler comme le vent
    De franchir toutes les frontières
    D’atteindre toutes les dimensions
    Il n’a pas besoin de visa…
    Il peut crier, vivre, créer son monde
    A la mesure de ses ailes mouvantes
    Il chevauche sa fertile plume
    Croise le fer à la fluidité de l’encre
    Il peint les horizons les plus lointains
    Les mers les plus profondes
    Les lacs inconnus des explorateurs…
    On ne peut lui mettre de bâillon
    Ni lacérer le parchemin de ses visions
    Ni lui enchaîner les mains et les pieds
    Ni le réduire au silence…
    Il est la révolte personnifiée
    Il est là, il est ailleurs : lui l’inconnu… !
    Il fait naître les notes colorées
    Les musiques sacrées des transes
    Il donne aux arbres dénudés les feuilles
    Aux rosiers fanés les arômes
    Au désert le mouvement des dunes
    Aux palmeraies la quiétude de l’espace
    Il fait avancer et reculer le temps
    Ramer sans rame à contre courant
    Fait chanter les oiseaux muets
    Fait étinceler les eaux stagnantes
    Si on se penchait sur lui… ?
    On découvrirait un autre être
    Quelqu’un qui vivait d’incompréhension
    Quelqu’un qui vivait dans l’âme des autres…
    Il est là, il est ailleurs, il est partout…
    Il est le solitaire, il est le rêveur…
    Il est le peintre de l’ombre
    Qui ne fait que peindre ses sentiments
    De la diversité de ses mille… évasions

    © Kacem loubay
    Samedi 7 Févier 2004
    Khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l’autre rive

Re : Plein de poètes...

le samedi 21 mai 2005, à 20:21. Posté par kacem_loubay



    ECRITURE D'ESPACE...

    La main fébrile s'attelle
    Aux rênes de l'écriture
    Et la chevauchée dure
    Depuis l'accès du seuil
    La porte ouverte permet
    L'exposition des objets
    L'étalage où pré/domine
    L'art de la pénétration
    Ou l'extrême séduction
    L'exploration de toutes les zones
    De la lumière accentuée
    Par la forte évasion des rayons
    Illumination Ô combien sublime...!
    Geyser du couronnement
    Quand le verbe sort du moule
    Dans l'enfantement initial
    Avec sa nudité transcendantale
    Dans sa pure beauté naturelle
    De l'indéfinissable sensualité
    Le cortège ne fait que se mouvoir
    Et de la glace se projette
    Et le profil des traits magiques
    Et le portrait richement peint
    De la maturité créatrice...
    L'ombre apostrophe de tous
    Galope partout et sans relâche
    Gagne aussi le siège du règne
    Dans son éternelle dualité
    D'accompagnement de la mesure
    Elle vit en symbiose indéfectible
    Du côté de la joie éphémère
    Et de la lueur vacillante
    Elle comble la floraison
    Pour rester dans l'illusion
    Au regard d'une certaine pensée
    Qui vit chaque jour son érosion

    © Kacem loubay
    Jeudi 18 Avril 2002
    khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l'autre rive

Re : Plein de poètes...

le dimanche 22 mai 2005, à 00:58. Posté par Théo


    Ami de l'autre Rive, cher Kacem, bonsoir et merci! Merci pour cette définition ultime du poète, à la fois errant et libre ! Merci pour cet hommage à l'écriture qui nous empêche de mourir ! Merci de me faire l'amitié d'écrire ici et de nous faire partager ta fougue d'écrire et de vivre

    Je me permettrais de poser et d'habiller ces deux superbes textes sur le forum, si tu n'y vois pas d'inconvénient ... Amitiés de ma rive à la tienne ... Lointaine et proche ...

Re : Plein de poètes...

le samedi 28 mai 2005, à 20:51. Posté par kacem_loubay


    MUSE…POUR UNE MUSE
    A : Ptite_muse

    Tu vois, mon itinéraire n’est que tatouages
    Des ciselures momentanées
    Entre le réveil tardif
    Et le crépuscule en dents de scie
    Mes mains vivent de transe
    De la falaise de mon regard
    Je suis le rêve fugitif
    Et je continue mes nombreux voyages
    Je prends ainsi mille repères
    Où dansent souvent
    Et un soleil levant
    Et une lune en cavalcade
    Je ressemble à ces plantes du désert
    A ces dunes mouvantes
    A ces oasis du grand silence
    Et je consolide le rêve du rêve
    Dans les bras d’un ciel entrouvert
    Je m’emporte comme un enfant
    M’élève à la verticale
    Au paroxysme du délire
    Mon corps hybride s’évapore
    Comme une brume matinale
    Comme la plus petite goutte de rosée
    Déposée au cours de la veille
    Qui rutile de mille éclats
    Et qui espère s’accrocher à la vie
    Avant de s’éteindre en ruissellements
    Dans le cœur d’une fleur inconnue
    Tout n’est que recommencement
    Le rituel cycle de la vie
    La continuité des flots des saisons
    Le ciel entre pleur et rire
    Et la nature entre verdure et étiolement
    Ne sont que le fond d’une toile ambulante
    Où viennent se jeter
    Et le soleil, la lune, les nuages
    Et le convoi de l’interminable séjour
    Dont le cheminement désaxé
    Selon les caprices des pendules du… temps
    J’héberge mes visions changeantes
    Dans les prunelles des oiseaux migrateurs
    Et j’appelle ces pulsions : un apaisement
    Tu vois, ma voix change encore de timbre
    Et ma longue voie reste à l’état virginal
    Une autre forêt… dépaysée
    Ou une autre grotte inexplorée…
    Et je demeure quelque part
    Dans la dimension des autres… écrits inédits

    © Kacem loubay
    Jeudi 22 Août 2002
    Khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l'autre rive

Re : Plein de poètes...

le samedi 28 mai 2005, à 20:53. Posté par kacem_loubay


    MUSE… LOINTAINE
    A : Ahmed BAÏDI

    Muse… lointaine je te parle
    De la blessure toute récente
    S’amarre la plus ancienne plaie
    De la profonde larme qui stagne
    Remontent d’autres à la surface
    Je ne crains plus la tristesse ordinaire
    Toute mélancolie finira par se perdre
    Je parle de mon cœur, de mon âme
    De mes jours les plus intimes
    De l’aube qui traîne ses pas
    Du crépuscule qui laisse ses traces
    Dans le ciel de mes yeux en voyage
    Je discute avec les esprits de la nuit
    Des ombres qui habitent ma demeure
    D’une femme qui oublie sa robe de mariée
    Habille les murs tristes d’une image
    Où s’accrochent les filaments d’une araignée
    Toi, femme inconnue qui frappe à ma porte
    Sais – tu que l’exil enveloppe mon corps
    Ne vois – tu pas que ne je vis que du passé
    Que les instants vécus sont là à mes côtés
    Dans chaque coin de ma chambre il y a un tatouage
    Dans mes livres séniles il y a des empreintes
    Même l’odeur qui s’exhale me donne le vertige
    Que la vie est toujours la même pour un convoi
    Tout est là et vit dans l’invisibilité
    Donne – moi tes mains, caresse mon visage
    Laisse tes doigts absorber mes plaintes
    Sois douce et tes touches pleines de souplesse
    Mon corps pesant reste encore sensible
    A la brise du printemps qui s’éveille
    A un rai fugitif d’un soleil matinal
    Pour éloigner pour un temps les lambeaux de ma… nuit

    © Kacem loubay
    Mardi 16 Octobre 2001
    Khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l’autre rive

Re : Plein de poètes...

le samedi 28 mai 2005, à 20:54. Posté par kacem_loubay


    IL SUFFIT D'UN RIEN...
    A : NATACHA Peneau

    Il suffit d'une rien, d'un trait fin, d'un geste
    D'un simple dysfonctionnement de verbe
    Pour que tout bascule dans les bras du néant
    La plume est une arme multidimensionnelle
    La plume est une ogive aux rameaux multiformes
    Il suffit d'un rien, l'aube attendue devient crépusculaire
    Les vagues calmes se transforment en raz - de - marée
    Un orage passager change en un clin d'oeil en vrai déluge
    Combien sont terribles ces brusques changements
    Le bonheur qu'on savoure voile dans son sein de la peine
    Le grand orgueil qu'on affiche n'est à la fin que temporel
    La bonne santé regorge elle aussi de foyers de déclin...
    Du volcan de mon coeur isolé et presque éteint
    S'élèvent en bouillonnant toutes les laves incandescentes
    Les failles dérivent avec violence vers d'autres ouvertes...
    Tu viens de signer ma condamnation à la peine capitale
    La chaise électrique est plus clémente que ton geste
    L'inoculation lente de ton poison adoré a plus d'effets
    Que mes nombreuses veillées et errances solitaires
    La rose vénérée que j'ai souvent arrosée par pur rituel
    S'est révélée une fleur empoisonnée, anonyme, plastifiée...
    Je ne regrette que pour mes lettres qui voyagent sans fin
    Pour mes jours et nuits et une mémoire ouvertement trahie
    Gémir la dépouille, le cortège funèbre est toujours vain
    Quand le corps qu'on chérit rejoint le monde de la poussière
    Il suffit d'un rien, d'un geste irréfléchi, d'un mot déplacé
    Pour ciseler l'épitaphe sur la stèle d'une tombe fraîche
    Ci - gît un bref épisode d'un feuilleton appelé... l'AMITIE

    © kacem LOUBAY
    Mercredi 5 Septembre 2001
    Khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l’autre rive

Re : Plein de poètes...

le samedi 04 juin 2005, à 11:18. Posté par Théo


    Cher Kacem, merci pour ces textes précieux ... Comme précédemment, je vais en choisir un pour "L'île des amis", sur la page d'accueil de "Mes poèmes" ...

    Amitiés de ma Rive :-)

Re : Plein de poètes...

le mardi 05 juillet 2005, à 20:52. Posté par kacem_loubay


    MONOLOGUE

    J'ai bâti autant d'édifices
    Sur le sable mouvant
    Les dunes s'exilent
    A force de voyage
    Les palmeraies asséchées
    Les oasis enlisées
    Ne sont que de fougueux mirages
    L'un renaît des cendres du lever
    Derrière un horizon
    En dents de scie
    L'autre en pleine agonie
    Rend l'âme avec les rayons crépusculaires
    De la toile assignée à résidence
    Les traits truffés comblent le vide
    D'un visage longtemps en migration
    Tous ne sont que d'étranges profils
    Des esquisses chancelantes
    A travers les lianes d'une encre opaque
    Je m'en vais de l'éloignement
    A la recherche de l'absurde
    De la gestation presque mimique
    Je frôle les écueils émergés
    Des fragments en rupture incessante
    Je colle les morceaux sanguinolents
    D'un ancien rêve qui reste suspendu
    Tatoué sur le front d'un simple souvenir
    L'échafaudage toujours en déséquilibre
    Comme le pilori de la dernière sentence
    Quand le corps n'est plus un corps
    Que la vie n'est qu'une chimère
    Une trajectoire médiatisée
    Qui se soumet au caprice du temps
    Et des autres pseudos jugements
    L'angle de la prolifique solitude
    Se rétrécit sur le cou de l'heure vagabonde
    Et des mains qui crient de l'oisiveté
    S'accrochent au vestige de l'instinct
    Festin préféré d'un loup - garou
    Qui fait don de sa croyance
    Lorsque de la nuit lunaire
    Exprime le retour de la métamorphose
    Mes prières ne sont que des débris
    Des stalactites et des stalagmites
    Qu'importe la structure haut/bas
    Pour une grotte esseulée qui sert de refuge
    A une archéologie non exploratrice
    D'un alphabet anachronique
    D'un aborigène déstabilisé
    Où la foi n'est que le pourtour
    D'un cadre caché aux visiteurs
    Accroché aux murs d'une horloge arrêtée
    J'épouse la crainte de toute la paroi
    Qui ne fait que couvrir
    Un semblant de linceul hiberné
    Et l'aventure projetée
    Depuis la nuit du temps
    N'est que le reflet d'un schéma d'ossature
    De mon infatigable errance
    Il m'arrive de sourire aux anges
    De danser avec mon ombre
    Quand un rai fulgurant s'infiltre
    Et me convie à valser
    A rentrer en transe
    Et laisser mon corps s'évaporer...
    Je fais traduire l'étanchéité
    D'un regard ancré dans le passé
    Et le ressusciter avant terme
    Dans un accouchement prématuré
    Fœtal soubresaut de conservation
    Quand le misérable cordon ombilical
    Signe encore mon souci permanent
    De ces pensées élaborées de l'éclaboussure
    Comme un testament scellé à jamais
    Je renoue les quelques dés épars
    D'un chapelet de mes ancêtres
    A qui manque la pièce maîtresse
    Et qui ignore la convention de l'enchaînement
    Je dis, mais que faire d'une parole mourante?
    Qui vit comme ma vie
    Et continue mon sillage
    Fait partie de mes pérégrinations
    Qui vit dans une autre vie
    A l'opposé ou en contraste
    S'échappe et réfute mes personnages
    De ma solitude, du moins grotesque
    Mon rôle ne fait que suivre
    Une comédie à sens unique
    Dans l'axe d'un théâtre ambulant
    D'innommables scènes qui visitent la folie
    L'unique acteur déambule
    Et les rires sans écho
    Et les pleurs de nostalgie d'un ermite
    Le tout se met la muselière
    Du fond de ce remue - méninge
    j'entends le froissement imperceptible
    Des papiers surchargés de ratures
    On applaudit quelque part
    A l'écart de l'auditoire
    Une caravane qui s'éloigne
    Dans le croisement de mon regard
    De l'ordre rétabli par la suite
    Le rideau du silence tombe
    Le couperet magistral
    Comme le dernier verdict
    D'une certaine diatribe
    De mon délirant... MONOLOGUE

    © kacem loubay
    Samedi 23 Février 2002
    KHENIFRA : MAROC
    [email protected]
    Le poète de l’autre rive

Re : Plein de poètes...

le mardi 05 juillet 2005, à 20:54. Posté par kacem_loubay



    MES OISEAUX…

    Au début ils étaient deux
    A me souhaiter la bienvenue
    Ils m'attendaient longtemps
    Et suivaient des yeux la route empruntée
    Je les remerciais infiniment
    En leur donnant quelques miettes ...
    Je partageais le pain avec mes invités
    Je les regardais avancer doucement
    Ils sautaient, faisaient de petits pas
    Ils ne cessaient de ramasser des becquetées
    De temps en temps ils s'envolaient
    Pour regagner leurs niches perchées
    Ils revenaient avec leurs petits cris
    Et m'entouraient de leur présence
    Les jours, les semaines, les mois passent
    Aujourd'hui c'est tout un contingent
    Qui réclame sa petite part quotidienne
    Ils sont devenus aussi nombreux
    J'ai décidé d'augmenter ma ration
    Qu'elle est grande ma joie de les voir
    Chercher mes yeux en signe de fidélité
    A m'attendre pour exprimer la convivialité ...
    Chacun en me remerciant de sa propre voix
    Je me sens intégré dans leur petit monde
    Qui courent derrière une simple croûte
    Qui s'approchent à la limite de ma main
    Qui sur ma table s'attaquent aux restes...
    Ils sont toujours là, ils m'attendent
    Ils éveillent en moi la générosité
    Ce ne sont que de simples oiseaux
    Qui volent et nourrissent leurs petits
    Pourtant ils sont devenus nécessaires
    Pour un homme qui voit en eux
    Une autre société plus tolérable
    Que celle où je vis comme un exilé ...
    Mes oiseaux , dès le matin sont là
    Ils m'attendent et chantent mon arrivée
    Ils sont là et je jouis de cette grandiose sérénité
    Au sol, la barrière, la chaise, la table
    Ils prennent dans leur bec magique
    Chacun un brin, une simple miette de pain
    Je me demande quand je ne serai plus là
    Lorsque je serai en voyage ...
    D'autres mains commencent à semer des graines
    Ils sont deux, ils seront demain aussi nombreux
    A tendre leurs mains et à suivre
    Le lent cheminement d'un être bénévole
    Qui aime les oiseaux solitaires
    Qui le traduit chaque jour, chaque matin
    En invitant à sa table unique, et isolée
    Ses meilleurs amis... LES OISEAUX

    © Kacem Loubay
    Lundi 25 Juin 2001
    Khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l’autre rive

Re : Plein de poètes...

le dimanche 17 juillet 2005, à 12:23. Posté par kacem_loubay


    SILLONNEMENT…


    Mon amie, j’étouffe
    Sous l’emprise des doigts frileux
    De l’hiver qui s’annonce…
    Déjà il consume mon corps
    Mes mains souffrent
    Des gerçures saignantes
    Les profonds sillons augmentent
    Et les veines frigorifiées
    Attendent le vain espoir…
    Dans l’âtre je sème mes écrits
    Attise le feu des années accumulées
    Tout semble vivre en dehors du temps
    Dans l’inconfort de ma démarche
    Mon regard perd son acuité
    Mes yeux s’embarquent dans le brouillard
    Se faufilent derrière les mille rives
    Essaient des fois de sortir de la nuit
    De détecter toute fugitive lueur
    La moindre agonisante étincelle
    Je sors du tunnel le plus obscur
    Pour une innommable nuit…
    Et ancré dans ce geste suspendu
    Je m’adosse au récent passé
    Aux écueils effilés des récifs
    D’un océan longtemps tumultueux
    A la croisée des chemins de la vie
    Aux sentiers solitaires d’un ermite
    Et j’attends… dans l’isoloir ouvert
    J’attends l’espoir tant attendu
    Quand défile le cortège des saisons
    Et les mille soleils levés/disparus
    Et les mille lunes apaisantes/assombries
    Et j’attends dans l’attente…
    Sur mes lèvres fanées par les sels
    Glisse le spectre du miroir des jours
    On me qualifie de l’éternel coupable
    De la damnation des étoiles éteintes
    De cet appel virulent : je suis qui ?
    Je ne cesse de m’interroger
    Un être qui continue l’incompréhension
    A sillonner les artères… du présent défiguré



    Kacem loubay
    Samedi 21 décembre 2002
    Khénifra / Maroc
    [email protected]
    Le poète de l'autre rive

 

Ajouter une réponse...

Votre nom

Votre email (facultatif) :

Re-tapez ce code : :

 

 Votre message :

Inserer un smileys ...
Cliquez sur un smiley pour l'inserer à la fin du texte






 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet