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le mardi 17 mai 2005, à 21:19. Posté
par Théo
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Merci pour ce lien précieux Michel ... Amitiés
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LE POETE…
Il est là, il est ailleurs…
Adossé aux vestiges du temps
Gardien de tous les patrimoines
Il serpente les flancs des montagnes
Garde la falaise contre l’oubli
Contre l’érosion de la mémoire
Il prend sa source dans ses pensées
Accompagne la brise dans sa course
S’infiltre comme une ombre
En traduisant ses errances…
Des fois il vit en solitaire
Un ascète qui essaie de s’oublier
Des fois il est parmi les autres
Perdu dans l’anonymat des méditations…
Il est une silhouette en filigrane
Un arbre qui pousse partout
Une eau qui ne tarit jamais
Il est le silencieux, le rêveur…
Il n’a pas d’attache fixe
Il est libre de circuler comme le vent
De franchir toutes les frontières
D’atteindre toutes les dimensions
Il n’a pas besoin de visa…
Il peut crier, vivre, créer son monde
A la mesure de ses ailes mouvantes
Il chevauche sa fertile plume
Croise le fer à la fluidité de l’encre
Il peint les horizons les plus lointains
Les mers les plus profondes
Les lacs inconnus des explorateurs…
On ne peut lui mettre de bâillon
Ni lacérer le parchemin de ses visions
Ni lui enchaîner les mains et les pieds
Ni le réduire au silence…
Il est la révolte personnifiée
Il est là, il est ailleurs : lui l’inconnu… !
Il fait naître les notes colorées
Les musiques sacrées des transes
Il donne aux arbres dénudés les feuilles
Aux rosiers fanés les arômes
Au désert le mouvement des dunes
Aux palmeraies la quiétude de l’espace
Il fait avancer et reculer le temps
Ramer sans rame à contre courant
Fait chanter les oiseaux muets
Fait étinceler les eaux stagnantes
Si on se penchait sur lui… ?
On découvrirait un autre être
Quelqu’un qui vivait d’incompréhension
Quelqu’un qui vivait dans l’âme des autres…
Il est là, il est ailleurs, il est partout…
Il est le solitaire, il est le rêveur…
Il est le peintre de l’ombre
Qui ne fait que peindre ses sentiments
De la diversité de ses mille… évasions
© Kacem loubay
Samedi 7 Févier 2004
Khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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ECRITURE D'ESPACE...
La main fébrile s'attelle
Aux rênes de l'écriture
Et la chevauchée dure
Depuis l'accès du seuil
La porte ouverte permet
L'exposition des objets
L'étalage où pré/domine
L'art de la pénétration
Ou l'extrême séduction
L'exploration de toutes les zones
De la lumière accentuée
Par la forte évasion des rayons
Illumination Ô combien sublime...!
Geyser du couronnement
Quand le verbe sort du moule
Dans l'enfantement initial
Avec sa nudité transcendantale
Dans sa pure beauté naturelle
De l'indéfinissable sensualité
Le cortège ne fait que se mouvoir
Et de la glace se projette
Et le profil des traits magiques
Et le portrait richement peint
De la maturité créatrice...
L'ombre apostrophe de tous
Galope partout et sans relâche
Gagne aussi le siège du règne
Dans son éternelle dualité
D'accompagnement de la mesure
Elle vit en symbiose indéfectible
Du côté de la joie éphémère
Et de la lueur vacillante
Elle comble la floraison
Pour rester dans l'illusion
Au regard d'une certaine pensée
Qui vit chaque jour son érosion
© Kacem loubay
Jeudi 18 Avril 2002
khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l'autre rive
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le dimanche 22 mai 2005, à 00:58. Posté
par Théo
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Ami de l'autre Rive, cher Kacem, bonsoir et merci! Merci pour cette définition ultime du poète, à la fois errant et libre ! Merci pour cet hommage à l'écriture qui nous empêche de mourir ! Merci de me faire l'amitié d'écrire ici et de nous faire partager ta fougue d'écrire et de vivre
Je me permettrais de poser et d'habiller ces deux superbes textes sur le forum, si tu n'y vois pas d'inconvénient ... Amitiés de ma rive à la tienne ... Lointaine et proche ...
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MUSE…POUR UNE MUSE
A : Ptite_muse
Tu vois, mon itinéraire n’est que tatouages
Des ciselures momentanées
Entre le réveil tardif
Et le crépuscule en dents de scie
Mes mains vivent de transe
De la falaise de mon regard
Je suis le rêve fugitif
Et je continue mes nombreux voyages
Je prends ainsi mille repères
Où dansent souvent
Et un soleil levant
Et une lune en cavalcade
Je ressemble à ces plantes du désert
A ces dunes mouvantes
A ces oasis du grand silence
Et je consolide le rêve du rêve
Dans les bras d’un ciel entrouvert
Je m’emporte comme un enfant
M’élève à la verticale
Au paroxysme du délire
Mon corps hybride s’évapore
Comme une brume matinale
Comme la plus petite goutte de rosée
Déposée au cours de la veille
Qui rutile de mille éclats
Et qui espère s’accrocher à la vie
Avant de s’éteindre en ruissellements
Dans le cœur d’une fleur inconnue
Tout n’est que recommencement
Le rituel cycle de la vie
La continuité des flots des saisons
Le ciel entre pleur et rire
Et la nature entre verdure et étiolement
Ne sont que le fond d’une toile ambulante
Où viennent se jeter
Et le soleil, la lune, les nuages
Et le convoi de l’interminable séjour
Dont le cheminement désaxé
Selon les caprices des pendules du… temps
J’héberge mes visions changeantes
Dans les prunelles des oiseaux migrateurs
Et j’appelle ces pulsions : un apaisement
Tu vois, ma voix change encore de timbre
Et ma longue voie reste à l’état virginal
Une autre forêt… dépaysée
Ou une autre grotte inexplorée…
Et je demeure quelque part
Dans la dimension des autres… écrits inédits
© Kacem loubay
Jeudi 22 Août 2002
Khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l'autre rive
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MUSE… LOINTAINE
A : Ahmed BAÏDI
Muse… lointaine je te parle
De la blessure toute récente
S’amarre la plus ancienne plaie
De la profonde larme qui stagne
Remontent d’autres à la surface
Je ne crains plus la tristesse ordinaire
Toute mélancolie finira par se perdre
Je parle de mon cœur, de mon âme
De mes jours les plus intimes
De l’aube qui traîne ses pas
Du crépuscule qui laisse ses traces
Dans le ciel de mes yeux en voyage
Je discute avec les esprits de la nuit
Des ombres qui habitent ma demeure
D’une femme qui oublie sa robe de mariée
Habille les murs tristes d’une image
Où s’accrochent les filaments d’une araignée
Toi, femme inconnue qui frappe à ma porte
Sais – tu que l’exil enveloppe mon corps
Ne vois – tu pas que ne je vis que du passé
Que les instants vécus sont là à mes côtés
Dans chaque coin de ma chambre il y a un tatouage
Dans mes livres séniles il y a des empreintes
Même l’odeur qui s’exhale me donne le vertige
Que la vie est toujours la même pour un convoi
Tout est là et vit dans l’invisibilité
Donne – moi tes mains, caresse mon visage
Laisse tes doigts absorber mes plaintes
Sois douce et tes touches pleines de souplesse
Mon corps pesant reste encore sensible
A la brise du printemps qui s’éveille
A un rai fugitif d’un soleil matinal
Pour éloigner pour un temps les lambeaux de ma… nuit
© Kacem loubay
Mardi 16 Octobre 2001
Khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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IL SUFFIT D'UN RIEN...
A : NATACHA Peneau
Il suffit d'une rien, d'un trait fin, d'un geste
D'un simple dysfonctionnement de verbe
Pour que tout bascule dans les bras du néant
La plume est une arme multidimensionnelle
La plume est une ogive aux rameaux multiformes
Il suffit d'un rien, l'aube attendue devient crépusculaire
Les vagues calmes se transforment en raz - de - marée
Un orage passager change en un clin d'oeil en vrai déluge
Combien sont terribles ces brusques changements
Le bonheur qu'on savoure voile dans son sein de la peine
Le grand orgueil qu'on affiche n'est à la fin que temporel
La bonne santé regorge elle aussi de foyers de déclin...
Du volcan de mon coeur isolé et presque éteint
S'élèvent en bouillonnant toutes les laves incandescentes
Les failles dérivent avec violence vers d'autres ouvertes...
Tu viens de signer ma condamnation à la peine capitale
La chaise électrique est plus clémente que ton geste
L'inoculation lente de ton poison adoré a plus d'effets
Que mes nombreuses veillées et errances solitaires
La rose vénérée que j'ai souvent arrosée par pur rituel
S'est révélée une fleur empoisonnée, anonyme, plastifiée...
Je ne regrette que pour mes lettres qui voyagent sans fin
Pour mes jours et nuits et une mémoire ouvertement trahie
Gémir la dépouille, le cortège funèbre est toujours vain
Quand le corps qu'on chérit rejoint le monde de la poussière
Il suffit d'un rien, d'un geste irréfléchi, d'un mot déplacé
Pour ciseler l'épitaphe sur la stèle d'une tombe fraîche
Ci - gît un bref épisode d'un feuilleton appelé... l'AMITIE
© kacem LOUBAY
Mercredi 5 Septembre 2001
Khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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le samedi 04 juin 2005, à 11:18. Posté
par Théo
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Cher Kacem, merci pour ces textes précieux ... Comme précédemment, je vais en choisir un pour "L'île des amis", sur la page d'accueil de "Mes poèmes" ...
Amitiés de ma Rive :-)
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MONOLOGUE
J'ai bâti autant d'édifices
Sur le sable mouvant
Les dunes s'exilent
A force de voyage
Les palmeraies asséchées
Les oasis enlisées
Ne sont que de fougueux mirages
L'un renaît des cendres du lever
Derrière un horizon
En dents de scie
L'autre en pleine agonie
Rend l'âme avec les rayons crépusculaires
De la toile assignée à résidence
Les traits truffés comblent le vide
D'un visage longtemps en migration
Tous ne sont que d'étranges profils
Des esquisses chancelantes
A travers les lianes d'une encre opaque
Je m'en vais de l'éloignement
A la recherche de l'absurde
De la gestation presque mimique
Je frôle les écueils émergés
Des fragments en rupture incessante
Je colle les morceaux sanguinolents
D'un ancien rêve qui reste suspendu
Tatoué sur le front d'un simple souvenir
L'échafaudage toujours en déséquilibre
Comme le pilori de la dernière sentence
Quand le corps n'est plus un corps
Que la vie n'est qu'une chimère
Une trajectoire médiatisée
Qui se soumet au caprice du temps
Et des autres pseudos jugements
L'angle de la prolifique solitude
Se rétrécit sur le cou de l'heure vagabonde
Et des mains qui crient de l'oisiveté
S'accrochent au vestige de l'instinct
Festin préféré d'un loup - garou
Qui fait don de sa croyance
Lorsque de la nuit lunaire
Exprime le retour de la métamorphose
Mes prières ne sont que des débris
Des stalactites et des stalagmites
Qu'importe la structure haut/bas
Pour une grotte esseulée qui sert de refuge
A une archéologie non exploratrice
D'un alphabet anachronique
D'un aborigène déstabilisé
Où la foi n'est que le pourtour
D'un cadre caché aux visiteurs
Accroché aux murs d'une horloge arrêtée
J'épouse la crainte de toute la paroi
Qui ne fait que couvrir
Un semblant de linceul hiberné
Et l'aventure projetée
Depuis la nuit du temps
N'est que le reflet d'un schéma d'ossature
De mon infatigable errance
Il m'arrive de sourire aux anges
De danser avec mon ombre
Quand un rai fulgurant s'infiltre
Et me convie à valser
A rentrer en transe
Et laisser mon corps s'évaporer...
Je fais traduire l'étanchéité
D'un regard ancré dans le passé
Et le ressusciter avant terme
Dans un accouchement prématuré
Fœtal soubresaut de conservation
Quand le misérable cordon ombilical
Signe encore mon souci permanent
De ces pensées élaborées de l'éclaboussure
Comme un testament scellé à jamais
Je renoue les quelques dés épars
D'un chapelet de mes ancêtres
A qui manque la pièce maîtresse
Et qui ignore la convention de l'enchaînement
Je dis, mais que faire d'une parole mourante?
Qui vit comme ma vie
Et continue mon sillage
Fait partie de mes pérégrinations
Qui vit dans une autre vie
A l'opposé ou en contraste
S'échappe et réfute mes personnages
De ma solitude, du moins grotesque
Mon rôle ne fait que suivre
Une comédie à sens unique
Dans l'axe d'un théâtre ambulant
D'innommables scènes qui visitent la folie
L'unique acteur déambule
Et les rires sans écho
Et les pleurs de nostalgie d'un ermite
Le tout se met la muselière
Du fond de ce remue - méninge
j'entends le froissement imperceptible
Des papiers surchargés de ratures
On applaudit quelque part
A l'écart de l'auditoire
Une caravane qui s'éloigne
Dans le croisement de mon regard
De l'ordre rétabli par la suite
Le rideau du silence tombe
Le couperet magistral
Comme le dernier verdict
D'une certaine diatribe
De mon délirant... MONOLOGUE
© kacem loubay
Samedi 23 Février 2002
KHENIFRA : MAROC
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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MES OISEAUX…
Au début ils étaient deux
A me souhaiter la bienvenue
Ils m'attendaient longtemps
Et suivaient des yeux la route empruntée
Je les remerciais infiniment
En leur donnant quelques miettes ...
Je partageais le pain avec mes invités
Je les regardais avancer doucement
Ils sautaient, faisaient de petits pas
Ils ne cessaient de ramasser des becquetées
De temps en temps ils s'envolaient
Pour regagner leurs niches perchées
Ils revenaient avec leurs petits cris
Et m'entouraient de leur présence
Les jours, les semaines, les mois passent
Aujourd'hui c'est tout un contingent
Qui réclame sa petite part quotidienne
Ils sont devenus aussi nombreux
J'ai décidé d'augmenter ma ration
Qu'elle est grande ma joie de les voir
Chercher mes yeux en signe de fidélité
A m'attendre pour exprimer la convivialité ...
Chacun en me remerciant de sa propre voix
Je me sens intégré dans leur petit monde
Qui courent derrière une simple croûte
Qui s'approchent à la limite de ma main
Qui sur ma table s'attaquent aux restes...
Ils sont toujours là, ils m'attendent
Ils éveillent en moi la générosité
Ce ne sont que de simples oiseaux
Qui volent et nourrissent leurs petits
Pourtant ils sont devenus nécessaires
Pour un homme qui voit en eux
Une autre société plus tolérable
Que celle où je vis comme un exilé ...
Mes oiseaux , dès le matin sont là
Ils m'attendent et chantent mon arrivée
Ils sont là et je jouis de cette grandiose sérénité
Au sol, la barrière, la chaise, la table
Ils prennent dans leur bec magique
Chacun un brin, une simple miette de pain
Je me demande quand je ne serai plus là
Lorsque je serai en voyage ...
D'autres mains commencent à semer des graines
Ils sont deux, ils seront demain aussi nombreux
A tendre leurs mains et à suivre
Le lent cheminement d'un être bénévole
Qui aime les oiseaux solitaires
Qui le traduit chaque jour, chaque matin
En invitant à sa table unique, et isolée
Ses meilleurs amis... LES OISEAUX
© Kacem Loubay
Lundi 25 Juin 2001
Khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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le dimanche 17 juillet 2005, à 12:23. Posté
par kacem_loubay
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SILLONNEMENT…
Mon amie, j’étouffe
Sous l’emprise des doigts frileux
De l’hiver qui s’annonce…
Déjà il consume mon corps
Mes mains souffrent
Des gerçures saignantes
Les profonds sillons augmentent
Et les veines frigorifiées
Attendent le vain espoir…
Dans l’âtre je sème mes écrits
Attise le feu des années accumulées
Tout semble vivre en dehors du temps
Dans l’inconfort de ma démarche
Mon regard perd son acuité
Mes yeux s’embarquent dans le brouillard
Se faufilent derrière les mille rives
Essaient des fois de sortir de la nuit
De détecter toute fugitive lueur
La moindre agonisante étincelle
Je sors du tunnel le plus obscur
Pour une innommable nuit…
Et ancré dans ce geste suspendu
Je m’adosse au récent passé
Aux écueils effilés des récifs
D’un océan longtemps tumultueux
A la croisée des chemins de la vie
Aux sentiers solitaires d’un ermite
Et j’attends… dans l’isoloir ouvert
J’attends l’espoir tant attendu
Quand défile le cortège des saisons
Et les mille soleils levés/disparus
Et les mille lunes apaisantes/assombries
Et j’attends dans l’attente…
Sur mes lèvres fanées par les sels
Glisse le spectre du miroir des jours
On me qualifie de l’éternel coupable
De la damnation des étoiles éteintes
De cet appel virulent : je suis qui ?
Je ne cesse de m’interroger
Un être qui continue l’incompréhension
A sillonner les artères… du présent défiguré
Kacem loubay
Samedi 21 décembre 2002
Khénifra / Maroc
[email protected]
Le poète de l'autre rive
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