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le mardi 23 mars 2004, à 12:11. Posté
par kacem loubay
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LA PORTE ... D’ACCES
… Dès le lever du jour
Je me sentais devenir un autre
Je délaissais mes rêves nocturnes
Au chevet solitaire de mon oreiller
Je me lance à l’extérieur de mon corps
Dévale les marches irréguliers de l’escalier
Mais la porte d’accès reste hermétique
Et mon sésame reste muet
J’essaie toutes les opérations possibles
Huile les gonds effacés, les chas les pourtours…
La clef tourne dans le vide
Comme un vieux manège désaxé
La porte reste insondable… !
Je remonte les marches en colimaçon
Fouille partout, les armoires, les tiroirs…
Tous les coins et recoins isolés
Retire le fourreau des clefs rouillés
Même descente, mais les pas lents
Et je demeure consterné
Je suis prisonnier de ma demeure
Mis involontairement en quarantaine
Je deviens étranger de mes murs
Le temps semble oublier le temps
Pourtant le temps fait avancer le temps
Les avirons font glisser la barque
Les tics-tacs d’une pendule
Dérangent les battement d’un cœur à la dérive
Pas le moindre rayon de soleil
Pas la moindre caresse de la brise
Pas le moindre chant nostalgique…
Une porte fermée qui refuse l’ouverture
Mes mains travaillent dans le vide
Je m’essouffle, sue, m’enrage…
Et une porte qui ne mène nulle part
Une porte qui devient falaise
Et pourtant la vie continue ailleurs
Je sens les vibrations de la rumeur
A travers la joie des enfants de passage
Pour moi le temps semble suspendu
Entre des mains qui oublient les gestes
Et des serrures noueuses qui me toisent… !
Mes prières pressantes demeurent vaines
Devant une porte devenue sarcastique
J’aère mes poumons malaxés
En ouvrant l’espace d’une croisée
Et j’attends dans le tumulte des pensées
Un simple mouvement d’éclaircie
D’une fente une percée de lumière s’échappe
Je tire de toutes mes forces la cloison
La porte n’était point verrouillée… !
Je baigne dans la fraîcheur de la liberté
Telle une lueur évasive qui danse
Sur les murs nus de mon visage
Je vois renaître en moi l’espoir
Les prémices du premier vol d’un oiseau
Qui quitte son nid pour apprendre à voler
Le cordon ombilical se dénoue
Au fond de mes yeux perle une larme
Et de mes doigts qui chevauchent la plume
Le poème vient de naître de l’obscurité
Il est là dans son état fœtal
Valsant de ses lettres argentées
Sur la page blanche des… jours
Kacem loubay
Khénifra : Lundi 22 Mars 2004
Maroc
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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Réponses ( 5 ) (Ajouter une réponse) |
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Merci Kacem, de ce poème que j'avais lu sur LP et que je retrouve ici avec plaisir.
Bonne route poétique à toi 
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FEUILLE D'AUTOMNE ... PRECOCE
Le ciel semble en isolement
Et raconte à l'interminable azur
L'évasion subite des nuages
L'horizon perd sa brume matinale
Et oublie son rite quotidien
Et le soleil se fait plus violent
Il darde des rayons de feu
Qui font circuler la sécheresse
Dans toutes les veines de la nature
L'arbre esseulé se lamente son étiolement
Auprès d'une source qui s'essore
Comme un vieux linge rapiécé
Déjà la saison s'annonce
Sur le pied d'une guerre éminente
Dans la lividité d'un visage...transformé
D'une main leste et orientée
Cherche sur la palette du temps
Les couleurs et les mille nuances
Feuille d'automne... précoce
Sous le coup d'un regard en biais
Se détache du rameau de son arbre
Elle se présente comme modèle involontaire
Doucement, patiemment elle est là
L'oeuvre prend une forme irréelle
Une toile de maître vient de naître
Qui s'illumine et s'éteint lentement
Comme les autres feuilles mortes
Au pied de l'arbre esseulé qui ... pleure
Kacem LOUBAY
KHENIFRA : Dimanche 16 septembre 2001
MAROC
[email protected]
Le poète de l’autre… rive
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PASSERELLE… D’AMITIE
L’espace de mon amitié grandit
L’onde s’ajoute à l’onde mouvante
Les étoiles aux étoiles d’été
Le clavier du firmament
S’ouvre sous la musique des mains
Comme s’ouvre le cœur lors des pulsations
Que de messages viennent me combler
Que de fines mains chevauchent les plumes
Et ma barque vogue sous la brise du temps
A travers les océans ouverts
Les grandes plaines accueillantes
Même mes oiseaux en migration
M’apportent lors de leur retour
Le printemps pour mes yeux purifiés
Ô ivresse d’un poète solitaire… !
Echanson, verse-moi un peu d’élixir
Remplis mon verre, étanche ma soif… !
J’ai besoin d’amitié… !
Ma vétuste veilleuse n’est plus seule
Elle diffuse des versets de lumière
Je lis dans les prunelles de l’aube
L’appel pressant des premières lueurs
Mon lit froissé, froid, se réchauffe
Sous les caresses des rêves évanescents
Je vous tends, mes mains, mes bras…
J’écoute ravi vos chuchotements
Et je sors de mon ancienne demeure
Pour recueillir la joie retrouvée
Pour voir surgir sur le lac de mes yeux
Les mille reflets de vos sourires…
Amis, la vie est belle… !
Il faut savoir goûter ses petits…secrets
Kacem loubay
Vendredi 29 novembre 2002
Khénifra /Maroc
[email protected]
Le poète de l’autre rive
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le lundi 17 mai 2004, à 15:16. Posté
par Amandine
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En passant sur le site de Michel je découvre des nouveaux poètes avec plaisir.
Merci à toi, Kacem   
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le lundi 17 mai 2004, à 15:16. Posté
par Amandine
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En passant sur le site de Michel je découvre des nouveaux poètes avec plaisir.
Merci à toi, Kacem   
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