Je cuisine des mots.
Je cuisine des mots.
Je ne prétends pas ici devenir un grand chef
mais être au moins capable de remplir une assiette.
Ma tête c’est un frigo ; J’ai même congelé des mots.
Et pour faire mon marché, il me reste le dico.
Je cuisine parfois uniquement en paroles.
C’est pratique pour ne pas faire déborder la casserole.
Refermer le couvercle est parfois salutaire
car les excès de fable ne sont pas nécessaires.
Grâce au vocabulaire, les ingrédients sont là :
des goûts et des saveurs pour concocter un plat.
On peut suivre à la lettre les règles d’édition,
inventer sa mixture, partager sa passion.
Derrière les fourneaux, nos amis marmitons
ont comme moi des secrets dans la fabrication.
Le texte peut mijoter avec délicatesse.
Au moment du mélange, finir en bouillabaisse.
Ne pas faire la fine bouche, se gratter le gosier.
Une recette de grammaire, des phrases bien épicées.
Manger à sa faim ou se remplir la panse.
Arriver à ses fins en disant ce qu’on pense.
Pour ouvrir l’appétit tout en levant les vers,
une poésie salée, pas besoin de couverts.
Faire monter la sauce et bouillir la marmite.
Assaisonner la prose d’une texture bien écrite.
Ajouter du croquant pour mordre à pleines dents.
Des consonnes, des voyelles pour se sentir vivant.
Au moment du dressage je soigne l’écriture,
dessine des majuscules et efface les ratures.
J’ai le propos généreux pour les plus boulimiques,
un coup de main étoilé pour les académiques.
Si la ponctuation sublime la garniture,
J’ajoute quelques « guillemets » en guise de fioritures.
Au menu des gourmets, une syntaxe à l’ancienne.
Et pour le repas du jour, j’ai la langue quotidienne.
La peur de la feuille blanche c’est comme le fond d’une poêle.
Quand la chaleur augmente et que le cœur s’emballe.
Je réduis à feu doux en remuant doucement.
On peut nourrir l’esprit et le corps en même temps.
Ces aliments gourmands, le palais nous titillent.
Des éléments de langage régalent nos papilles.
Un mot c’est comme l’œuf, on peut l’accommoder.
Et en un tour de main, on va se régaler.
A la coque ou au plat, monté en mayonnaise,
poché, battu en neige ou une sauce hollandaise.
Confectionner des crêpes, un succulent gâteau,
une mousse au chocolat et un flan au coco.
Si je suis incapable de faire des confitures,
le poème narratif est mon plat signature.
Je ne prétends pas ici devenir un grand chef
mais être au moins capable de remplir une assiette.
Ma tête c’est un frigo ; J’ai même congelé des mots.
Et pour faire mon marché, il me reste le dico.
Je cuisine parfois uniquement en paroles.
C’est pratique pour ne pas faire déborder la casserole.
Refermer le couvercle est parfois salutaire
car les excès de fable ne sont pas nécessaires.
Grâce au vocabulaire, les ingrédients sont là :
des goûts et des saveurs pour concocter un plat.
On peut suivre à la lettre les règles d’édition,
inventer sa mixture, partager sa passion.
Derrière les fourneaux, nos amis marmitons
ont comme moi des secrets dans la fabrication.
Le texte peut mijoter avec délicatesse.
Au moment du mélange, finir en bouillabaisse.
Ne pas faire la fine bouche, se gratter le gosier.
Une recette de grammaire, des phrases bien épicées.
Manger à sa faim ou se remplir la panse.
Arriver à ses fins en disant ce qu’on pense.
Pour ouvrir l’appétit tout en levant les vers,
une poésie salée, pas besoin de couverts.
Faire monter la sauce et bouillir la marmite.
Assaisonner la prose d’une texture bien écrite.
Ajouter du croquant pour mordre à pleines dents.
Des consonnes, des voyelles pour se sentir vivant.
Au moment du dressage je soigne l’écriture,
dessine des majuscules et efface les ratures.
J’ai le propos généreux pour les plus boulimiques,
un coup de main étoilé pour les académiques.
Si la ponctuation sublime la garniture,
J’ajoute quelques « guillemets » en guise de fioritures.
Au menu des gourmets, une syntaxe à l’ancienne.
Et pour le repas du jour, j’ai la langue quotidienne.
La peur de la feuille blanche c’est comme le fond d’une poêle.
Quand la chaleur augmente et que le cœur s’emballe.
Je réduis à feu doux en remuant doucement.
On peut nourrir l’esprit et le corps en même temps.
Ces aliments gourmands, le palais nous titillent.
Des éléments de langage régalent nos papilles.
Un mot c’est comme l’œuf, on peut l’accommoder.
Et en un tour de main, on va se régaler.
A la coque ou au plat, monté en mayonnaise,
poché, battu en neige ou une sauce hollandaise.
Confectionner des crêpes, un succulent gâteau,
une mousse au chocolat et un flan au coco.
Si je suis incapable de faire des confitures,
le poème narratif est mon plat signature.
6 commentaires
mysty · le vendredi 4 janvier 2019 à 18:44
mysty · le vendredi 4 janvier 2019 à 21:14
mysty · le samedi 5 janvier 2019 à 03:39
debbie · le samedi 5 janvier 2019 à 09:22
Belle et tendre journée à toi
Avec toute mon Amitié
Debbie
mysty · le dimanche 6 janvier 2019 à 11:01
je te redis bvo pour ses mots la, amitié
isadorable210 · le lundi 7 janvier 2019 à 19:50
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