Un pays sans âge
le sol prodigue de mes ancêtres
s’est dénaturé de sa fonction nourricière
et se meurt sous le bitume infâme
des cubes insolents troués de fenêtres condamnées
poussent dans les anciens champs de blé
une toile d’araignée de macadam
saigne le sol dénaturé
et se gonfle d’un fluide ininterrompu
de bolides hargneux dans le délire matinal
quelques oiseaux vidangeurs las d’espaces clos
déchirent le smog cancéreux
à la recherche de carcasses mécaniques
les derniers soleils se sont noyés dans l’air souillé
et la pénombre quotidienne s’éternise
les gris pimentent une vie cadavérique
et des lampadaires illuminent des terrains vagues
ni les saisons ni les moissons
ne rythment cette vie maudite
la lune et le soleil se sont éteints
le jour a perdu son sourire
la nuit ne se repose plus
la folle vie est en survie
s’est dénaturé de sa fonction nourricière
et se meurt sous le bitume infâme
des cubes insolents troués de fenêtres condamnées
poussent dans les anciens champs de blé
une toile d’araignée de macadam
saigne le sol dénaturé
et se gonfle d’un fluide ininterrompu
de bolides hargneux dans le délire matinal
quelques oiseaux vidangeurs las d’espaces clos
déchirent le smog cancéreux
à la recherche de carcasses mécaniques
les derniers soleils se sont noyés dans l’air souillé
et la pénombre quotidienne s’éternise
les gris pimentent une vie cadavérique
et des lampadaires illuminent des terrains vagues
ni les saisons ni les moissons
ne rythment cette vie maudite
la lune et le soleil se sont éteints
le jour a perdu son sourire
la nuit ne se repose plus
la folle vie est en survie
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