Les yeux de la vie
à six ans je n’avais d’œillère
que pour les yeux de ma mère
le plus beau regard au monde
m’accompagnait comme une colombe
mon cœur souriait à cette tendresse
et s’endormait par ses délicatesses
à seize ans je rêvais à des filles
aux yeux doux comme une nubile
une seule œillade et c’était parti
pour un envoutement de converti
des heures durant ce regard unique
alimentait mes fantasmes impudiques
à quarante ans le démon du midi
semait des yeux de séductrices dégourdies
les regards furtifs par-dessus la clôture
rythmaient les occasions impures
mais la fidélité d’un amour entier
résistait aux penchants passagers
à soixante ans les yeux scrutent l’oasis blanc
dans les lents matins à savourer le café des ans
une âme sœur pleine de tendresse
jardinent avec moi dans le lit des caresses
les inclinaisons assouvies et l’âme pleine
je tiens la main de celle que j’aime
à quatre vingt ans enfin rassasiés
mes yeux se fermeront pour mijoter
les souvenirs d’yeux toujours doux
qui ont partagés mes nuits d’amour fou
ni les yeux du désir ni ceux de la jalousie
ne fréquenterons les coulisses de la fantaisie
que pour les yeux de ma mère
le plus beau regard au monde
m’accompagnait comme une colombe
mon cœur souriait à cette tendresse
et s’endormait par ses délicatesses
à seize ans je rêvais à des filles
aux yeux doux comme une nubile
une seule œillade et c’était parti
pour un envoutement de converti
des heures durant ce regard unique
alimentait mes fantasmes impudiques
à quarante ans le démon du midi
semait des yeux de séductrices dégourdies
les regards furtifs par-dessus la clôture
rythmaient les occasions impures
mais la fidélité d’un amour entier
résistait aux penchants passagers
à soixante ans les yeux scrutent l’oasis blanc
dans les lents matins à savourer le café des ans
une âme sœur pleine de tendresse
jardinent avec moi dans le lit des caresses
les inclinaisons assouvies et l’âme pleine
je tiens la main de celle que j’aime
à quatre vingt ans enfin rassasiés
mes yeux se fermeront pour mijoter
les souvenirs d’yeux toujours doux
qui ont partagés mes nuits d’amour fou
ni les yeux du désir ni ceux de la jalousie
ne fréquenterons les coulisses de la fantaisie
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6 commentaires
larose · le mercredi 21 décembre 2011 à 13:50
Amitiés
domidom · le mercredi 21 décembre 2011 à 17:09
La vie s'écoule doucereuse ou amer, alors, sachons en profiter....
A bientôt.....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
didou · le mercredi 21 décembre 2011 à 19:51
José · le mercredi 21 décembre 2011 à 20:27
3rivieresenpoesie · le mercredi 21 décembre 2011 à 22:32
Peut être qu'un jour je pourrai l'écrie...
plume d'oie----
http://www.mespoemes.net/3rivieresenpoesie
mameralice · le lundi 26 décembre 2011 à 12:46
Que dire, sinon qu'il faut s'en contenter et si peu de temps il nous reste, il faut de plus en plus l'apprécier...
Merci pour cette lecture.
Amicalement
André
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