Une visite au jardin de mon enfance
le cœur attendri par la brise du soir
je parcours à pas lents le chemin
qui me ramène sur les traces noires
du jardin de mon enfance de jasmin
jardin longtemps tapi au fond de moi
son odeur guidait mes pas à chaque fois
et voilà qu’aujourd’hui j’ouvre la porte
pour une visite guidée avec escorte
regardez dans le coin tendre du printemps
goûtez à la sève qui enivrait mes lèvres
humez les parfums des lilas envoutants
et touchez au vert tendre des jeunes rêves
flânez dans le coin de l’été près des marguerites
qui de leurs pétales blanches nous ont mariés
à nos amours d’enfance sans gêne et sans rite
car nous étions sans cesse de nouveaux appariés
voici le jardin d’automne tissé de feuilles mortes
où milles fleurs flétries pleurent en ces nuits hâtives
il ne reste que les restes des anciennes cohortes
des abandons précoces et de souffrances maladives
entrez dans l’espace vide du jardin blanc de l’hiver
où gémit le lourd silence des peines premières
à l’odeur des blêmes nuits de peur et de pleurs
sous le regard des ramures des pâles lumières
avant que ne se referme la porte de mon cœur
avancez vers le fond de mon jardin secret
où jamais les saisons ne suivent les heures
et savourez l’arôme d’un homme en paix
je parcours à pas lents le chemin
qui me ramène sur les traces noires
du jardin de mon enfance de jasmin
jardin longtemps tapi au fond de moi
son odeur guidait mes pas à chaque fois
et voilà qu’aujourd’hui j’ouvre la porte
pour une visite guidée avec escorte
regardez dans le coin tendre du printemps
goûtez à la sève qui enivrait mes lèvres
humez les parfums des lilas envoutants
et touchez au vert tendre des jeunes rêves
flânez dans le coin de l’été près des marguerites
qui de leurs pétales blanches nous ont mariés
à nos amours d’enfance sans gêne et sans rite
car nous étions sans cesse de nouveaux appariés
voici le jardin d’automne tissé de feuilles mortes
où milles fleurs flétries pleurent en ces nuits hâtives
il ne reste que les restes des anciennes cohortes
des abandons précoces et de souffrances maladives
entrez dans l’espace vide du jardin blanc de l’hiver
où gémit le lourd silence des peines premières
à l’odeur des blêmes nuits de peur et de pleurs
sous le regard des ramures des pâles lumières
avant que ne se referme la porte de mon cœur
avancez vers le fond de mon jardin secret
où jamais les saisons ne suivent les heures
et savourez l’arôme d’un homme en paix
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4 commentaires
larose · le jeudi 16 février 2012 à 10:16
Merci pour cette balade au jardin de ton enfance, le beau et le mauvais paysage que tu as décrit me désole, je suis sûr en mémorant ces beaux souvenirs, les parfums de ton jardin enivrent ton coeur et ta joie de vivre!! Le souvenir d'antan nous ramène toujours vers un jardin de roses qui embaument nos coeurs mais malheureusement les épines de la fleur nous blessent et nous font saigner nos âmes!!! Merci pour ce beau partage cher ami
Bonne journée à toi
Amitiés
domidom · le jeudi 16 février 2012 à 14:29
Lorsqu'après presque vingt ans, je suis revenue dans la ferme de mon enfance, mon coeur s'est terriblement serré, j'ai dû faire appel au plus profond de ma mémoire, pour remettre à leur place chacune des choses que j'avais aimé....
Je me suis souvenue d'un grand coffre, pleins de vieilles robes, avec lesquelles j'adorais me déguiser, à
sa place, on a assemblé des vieilles planche en guise d'étagères, dans le jardin, a la place de mes chers groseilliers, il y avait des ruches à abeilles....
La maisonnette de mon enfance , les granges et le jardin n'ont plus le même aspect, pourtant, je reste accrochée à mes souvenirs....
Mais voilà, c'est aussi ça, la vie qui s'écoule et les années qui passent...
J'ai adoré lire ce délicieux poème....
Mes amitiés....Domie...
http://www.mespoemes.net/domidom
myosotis · le samedi 18 février 2012 à 16:53
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http://www.mespoemes.net/myosotis
didou · le dimanche 19 février 2012 à 11:52
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