Revolte Sur Le Plateau D'Albion
Je m'en viens d'un pays au parfum de lavande,
Où la pie quelque fois s'amuse et jacasse,
Où l'abeille travaille pour ma bouche gourmande,
Je m'en viens d'un pays des fleurs plein ma besace.
Je m'en viens d'un pays par un sentier de roses
La biche aux yeux d'amour sautait à mes cotés,
De buissons en buissons de fleurs à peine écloses,
Elle était près de moi innocente beauté
Je m'en viens d'un pays où le ciel toujours bleu,
Protège la brebis qui se mire au ruisseau,
Où la mésange blonde sillonne les cieux,
A grands coups d'ailes blanches taillées aux ciseaux.
Je m'en viens d'un pays où l'on prend pour amant,
Le soleil qui brunit le blé et le maïs,
Où l'on prend pour amie la lune dans le vent,
Lorsqu'on est courtisane et appelée Thaïs
Je m'en viens d'un pays où les chênes encore verts,
Murmurent au vallon où le berger promène
La légende du siècle où l'on écrit en vers,
Où l'amour du prochain fait place a la haine.
Je m'en viens d'un pays où les collines folles,
Sont couvertes en hiver d'une crinière blanche,
Où le le vent persifleur caresse leurs épaules,
Dans un frisson d'amour elles renversent leurs hanches.
Je m'en viens d'un pays que le Ventoux surplombe,
Où les maisons en pierres gardent tous leurs secrets,
Où le silence d'or est porté jusqu'en tombe,
Quand arrive la mort et le temps des regrets.
je m'en viens d'un pays où l'encre du poète,
A coulé pour nourrir les chemins provenceaux,
De Manosque à Banon, Jean Giono fait la fête,
Passant par Saint Michel, Forcalquier ou bien Sault.
Je m'en viens d'un pays superbe et généreux,
Aux allures altières,aux attitudes hautaines,
Anobli de sagesse et d'amour langoureux,
Je m'en viens d'un pays déjà contrée lointaine.
Je m'en viens d'un pays aux valeurs veridiques,
Des fusées sont semées au fond de ses entrailles,
Sous le plateau d'ALBION protection atomique,
Oh! mortel champignon étranges épousailles.
Je m'en viens d'un pays où le ciel bleu intense,
Protégeait les moissons,mûrissait les récoltes,
Ce pays est là haut tout là haut en Provence,
Où mugissent à présent quelques étranges révoltes
Ecrit en novembre 1996.
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Où la pie quelque fois s'amuse et jacasse,
Où l'abeille travaille pour ma bouche gourmande,
Je m'en viens d'un pays des fleurs plein ma besace.
Je m'en viens d'un pays par un sentier de roses
La biche aux yeux d'amour sautait à mes cotés,
De buissons en buissons de fleurs à peine écloses,
Elle était près de moi innocente beauté
Je m'en viens d'un pays où le ciel toujours bleu,
Protège la brebis qui se mire au ruisseau,
Où la mésange blonde sillonne les cieux,
A grands coups d'ailes blanches taillées aux ciseaux.
Je m'en viens d'un pays où l'on prend pour amant,
Le soleil qui brunit le blé et le maïs,
Où l'on prend pour amie la lune dans le vent,
Lorsqu'on est courtisane et appelée Thaïs
Je m'en viens d'un pays où les chênes encore verts,
Murmurent au vallon où le berger promène
La légende du siècle où l'on écrit en vers,
Où l'amour du prochain fait place a la haine.
Je m'en viens d'un pays où les collines folles,
Sont couvertes en hiver d'une crinière blanche,
Où le le vent persifleur caresse leurs épaules,
Dans un frisson d'amour elles renversent leurs hanches.
Je m'en viens d'un pays que le Ventoux surplombe,
Où les maisons en pierres gardent tous leurs secrets,
Où le silence d'or est porté jusqu'en tombe,
Quand arrive la mort et le temps des regrets.
je m'en viens d'un pays où l'encre du poète,
A coulé pour nourrir les chemins provenceaux,
De Manosque à Banon, Jean Giono fait la fête,
Passant par Saint Michel, Forcalquier ou bien Sault.
Je m'en viens d'un pays superbe et généreux,
Aux allures altières,aux attitudes hautaines,
Anobli de sagesse et d'amour langoureux,
Je m'en viens d'un pays déjà contrée lointaine.
Je m'en viens d'un pays aux valeurs veridiques,
Des fusées sont semées au fond de ses entrailles,
Sous le plateau d'ALBION protection atomique,
Oh! mortel champignon étranges épousailles.
Je m'en viens d'un pays où le ciel bleu intense,
Protégeait les moissons,mûrissait les récoltes,
Ce pays est là haut tout là haut en Provence,
Où mugissent à présent quelques étranges révoltes
Ecrit en novembre 1996.
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11 commentaires
domidom · le lundi 27 janvier 2014 à 18:37
Amitiés, Domie...
Guy · le lundi 27 janvier 2014 à 19:05
Tu nous en parles merveilleusement bien. Merci de ce beau voyage.
Amitiés, Guy
ophelie · le mardi 28 janvier 2014 à 06:34
Je t envoie un peu de soleil qui est fans mon coeur get dans mon accent... merci pour ta visite amitié ophelie
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mardi 28 janvier 2014 à 06:39
Ah, ton poème est pour moi une véritable "muse en bouche" oups, je voulais dire "mise en bouche" (mais la coquille orthographique est bien poétique !) puisque dans un peu plus de deux semaines je vais avoir la chance d'aller vers le plateau d'Albion (à côté de Cavaillon) : ah grimper au sommet du Ventoux, y contempler les nuages au-dessous, Fontaine de Vaucluse, l'Isle sur Sorgues..... Mais, sniff, encore trop tôt pour respirer la lavande et entendre chanter les cigales. Oui, lorsque tu écris "je m'en viens d'un pays superbe et généreux"....je confirme !!!
J'aime beaucoup tes vers :
"Je m'en viens d'un pays où l'on prend pour amant, le soleil".
"Où l'on prend pour amie la lune dans le vent".
Moi, la lune est ma grande amie, mais contemplée sous le ciel parisien, elle a beaucoup moins de charme !
Nulle autre qu'une provençale attachée à ses racines n'aurait pu écrire un poème comme cela qui fleure bon tout ce que la Provence a de magique. Moi, je m'en vais retourner à l'écriture descriptive de ma brumeuse et pluvieuse Hongrie avec mon poème-roman Martha. Brrr ! Chacun son univers. Merci pour ce voyage, Ophélie. Amitiés. Philip.
ophelie · le mardi 28 janvier 2014 à 06:43
J ai la Provence au fond du coeur et de l ame...bon periple dans notre pays la France.
Merci de votre venue et de votre com. Amitié. Ophelie.
ophelie · le mardi 28 janvier 2014 à 06:43
Je t envoie un peu de soleil qui est fans mon coeur get dans mon accent... merci pour ta visite amitié ophelie
ophelie. · le mardi 28 janvier 2014 à 07:18
Ah la fontaine du vaucluse ! Que de souvenirs amoureux !!! Mon cher Philip les cigales ne chantent pas encre... Peut etre lors de votre arrivée... Merci d etre venu me lire. Amitié ophelie
Dany · le mercredi 29 janvier 2014 à 07:54
ophelie · le mercredi 29 janvier 2014 à 12:26
Merci pour ton com. J ai un poeme en cours sur le pont mirabrau mais il faut que je le travaille un peu... amitié bisou. Ophelie.
oliverjane1950 · le vendredi 31 janvier 2014 à 10:42
Bien amicalement... Oliver
http://www.mespoemes.net/oliverjane1950
ophelie · le samedi 1 février 2014 à 20:55
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