JOIES DU SOIR
Le soleil, dans les monts où sa clarté s'étale,
Ajuste à son arc d'or sa flèche horizontale ;
Les hauts taillis sont pleins de biches et de faons;
Là rit dans les rochers, veinés comme des marbres,
Une chaumière heureuse ; en haut, un bouquet d'arbres;
Au-dessous, un joli bouquet d'enfants.
C'est l'instant de songer aux choses redoutables.
On entend les buveurs danser autour des tables;
Tandis que, gais, joyeux, heurtant les escabeaux,
Ils mêlent aux refrains leurs amours peu farouches,
Les lettres des chansons qui sortent de leurs bouches
Vont écrire autour d'eux leurs noms sur leurs tombeaux.
Mourir! demandons-nous, à toute heure, en nous-mêmes :
- Mais comment passerons-nous le passage suprême? -
Finir avec grandeur est un bien illustre effort.
Le moment est lugubre et l'âme est accablée;
Quel pas à faire que la sortie! - Oh! l'affreuse vallée
Où se trouve l'embuscade de la mort!
Quel frisson dans les os de l'agonisant blême!
Autour de lui tout marche et vit, tout rit, tout aime;
La fleur luit, l'oiseau chante en son palais d'été,
Tandis que le mourant, en qui décroît la flamme,
Frémit sous ce grand ciel, précipice de l'âme,
Abîme effrayant d'ombre et de tranquillité!
Souvent, me rappelant le front étrange et pâle
De tous ceux que j'ai vus à cette heure fatale,
Etres qui ne sont plus, frères, amis, parents,
Aux instants où l'esprit à rêver se hasarde,
Souvent je me suis dit : Qu'est-ce donc qu'il regarde,
Cet œil effaré de tous mourants?
Que voit-il?... - Ô terreur! de ténébreuses routes,
Un chaos composé de spectres et de doutes,
La terre visionet le ver comme sinistre vérité
Un jour oblique et noir qui, troublant l'âme errante,
Mêle au dernier rayon de la vie expirante
Ta première lueur, sinistre éternité!
On croit sentir dans l'ombre une horrible piqûre.
Tout ce qu'on fit s'en va comme une fête obscure.
Et tout ce qui riait devient peine ou remord.
Quel moment, même, hélas! pour l'âme la plus haute,
Quand le vrai tout à coup paraît, quand la vie ôte
Son masque, et dit : " Je suis la mort! "
Absolument désolée, je ne suis pas plagiaire,j'ignorai que ce texte n'était pas de mon ami je lui ai tout bêtement confiance...Le crime est réparé...Encore une fois toutes mes excuses....Eldiablo
Ajuste à son arc d'or sa flèche horizontale ;
Les hauts taillis sont pleins de biches et de faons;
Là rit dans les rochers, veinés comme des marbres,
Une chaumière heureuse ; en haut, un bouquet d'arbres;
Au-dessous, un joli bouquet d'enfants.
C'est l'instant de songer aux choses redoutables.
On entend les buveurs danser autour des tables;
Tandis que, gais, joyeux, heurtant les escabeaux,
Ils mêlent aux refrains leurs amours peu farouches,
Les lettres des chansons qui sortent de leurs bouches
Vont écrire autour d'eux leurs noms sur leurs tombeaux.
Mourir! demandons-nous, à toute heure, en nous-mêmes :
- Mais comment passerons-nous le passage suprême? -
Finir avec grandeur est un bien illustre effort.
Le moment est lugubre et l'âme est accablée;
Quel pas à faire que la sortie! - Oh! l'affreuse vallée
Où se trouve l'embuscade de la mort!
Quel frisson dans les os de l'agonisant blême!
Autour de lui tout marche et vit, tout rit, tout aime;
La fleur luit, l'oiseau chante en son palais d'été,
Tandis que le mourant, en qui décroît la flamme,
Frémit sous ce grand ciel, précipice de l'âme,
Abîme effrayant d'ombre et de tranquillité!
Souvent, me rappelant le front étrange et pâle
De tous ceux que j'ai vus à cette heure fatale,
Etres qui ne sont plus, frères, amis, parents,
Aux instants où l'esprit à rêver se hasarde,
Souvent je me suis dit : Qu'est-ce donc qu'il regarde,
Cet œil effaré de tous mourants?
Que voit-il?... - Ô terreur! de ténébreuses routes,
Un chaos composé de spectres et de doutes,
La terre visionet le ver comme sinistre vérité
Un jour oblique et noir qui, troublant l'âme errante,
Mêle au dernier rayon de la vie expirante
Ta première lueur, sinistre éternité!
On croit sentir dans l'ombre une horrible piqûre.
Tout ce qu'on fit s'en va comme une fête obscure.
Et tout ce qui riait devient peine ou remord.
Quel moment, même, hélas! pour l'âme la plus haute,
Quand le vrai tout à coup paraît, quand la vie ôte
Son masque, et dit : " Je suis la mort! "
Absolument désolée, je ne suis pas plagiaire,j'ignorai que ce texte n'était pas de mon ami je lui ai tout bêtement confiance...Le crime est réparé...Encore une fois toutes mes excuses....Eldiablo
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8 commentaires
alto · le dimanche 18 juillet 2010 à 09:49
suggestion:au vers 14,enlevez(mais),au vers 15,enlevez(est),au vers 17,enlevez(faire que),au vers 18,mettez (retrouve) au lieu de (trouve) et...comparez...Un essai ! Salut !
http://www.mespoemes.net/alto
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 18 juillet 2010 à 12:36
On se laisse emporter par tes mots ... pour constater que nous sommes encore bien vivants ! ;)
Amitié
dagolaborel · le dimanche 18 juillet 2010 à 17:50
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/joies_du_soir.html
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
Michel (Signes de Vie) · le dimanche 18 juillet 2010 à 18:06
Ce que j'ai dit est donc pour Hugo.
Les plagiaires y a plus que marre !!!
Loïc · le dimanche 18 juillet 2010 à 18:15
666eldiablo · le dimanche 18 juillet 2010 à 18:33
http://www.mespoemes.net/666eldiablo
Oh je suis absolument désolée,effectivement je me suis faite abusée...J'ignorai que ce texte était de V HUGO,je repare de suite,mille excuses....
dagolaborel · le dimanche 18 juillet 2010 à 21:27
http://www.mespoemes.net/dagolaborel
alto · le dimanche 18 juillet 2010 à 21:36
http://www.mespoemes.net/alto
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