Petit propos 3
Le train s’est arrêté brutalement, en rase campagne,
accompagné d’un bruit d’essieux —
ce doit être ce que certains appellent solitude première,
ou bien encore l’absence au monde.
Je ne suis plus vraiment un être de chair.
Je reconnais en moi le vent
qui appelle puissamment les feuilles doctorales.
Oiseaux,
m’avez-vous enfin reconnu
à mes traces de pattes confuses sur le papier ?
Je pèse désormais aussi peu pour le monde
que la quille creuse de vos plumes !
accompagné d’un bruit d’essieux —
ce doit être ce que certains appellent solitude première,
ou bien encore l’absence au monde.
Je ne suis plus vraiment un être de chair.
Je reconnais en moi le vent
qui appelle puissamment les feuilles doctorales.
Oiseaux,
m’avez-vous enfin reconnu
à mes traces de pattes confuses sur le papier ?
Je pèse désormais aussi peu pour le monde
que la quille creuse de vos plumes !
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