Sans elles
Je suis seul à présent Je suis seul Tu vois bien
Comme d’avoir perdu je ne sais à quel jeu
De hasard ou de mots D’adresse ou bien de dupes
Seul Et ça ne me fait vraiment ni froid ni froid
Pourtant tu te souviens comme je fus cristal
Papier de soie qu’on froisse à la pulpe des doigts
Feuille au vent déjà L’automne encore loin
Pourtant tu te souviens comme je fus de paille
Ma main Rien que ma main se faisait tremblement
Quand ta main la quittait Ne fut-ce qu’un instant
Pourtant tu t’en souviens je me faisais frisson
De voir venir la nuit sans prononcer ton nom
Je suis seul aujourd’hui comme on est rassuré
Mon cœur n’est à personne et ma vie m’appartient
Le si chétif oiseau d’être encore vivant
Le tout petit moineau picorant du présent
Je m’endors chaque soir dans un lit solitaire
Pas un prénom de femme au théâtre des rêves
Et quand vient le matin lorsque je me réveille
Le miroir seulement me donne le bonjour
A peine s’il m’arrive Et ce n’est pas souvent
D’écraser sous le doigt comme un début de larme
L’embryon d’un regret Le spectre d’une peine
Je n’ai plus à pleurer ce qui n’est que passé
Me restent mes amis Me restent mes enfants
A peine une famille On s’en passe très bien
Et je vais partout seul accompagné par moi
Voyageant librement jusqu’à l’Afrique d’Etre
Et je laisse glisser sur moi l’eau du temps
Comme un torrent glacé quand on est en montagne
Et qu’il a fait trop chaud Et qu’on a trop marché
Le lourd flux bienfaisant qui vous mâche la chair
Je me sens plus léger plus posé plus entier
Je n’ai plus d’elles mais je peux toujours voler
Comme si désormais dans mon désert secret
L’amour ne disait rien mais que je parle enfin
Dimanche 18 août 2013
Comme d’avoir perdu je ne sais à quel jeu
De hasard ou de mots D’adresse ou bien de dupes
Seul Et ça ne me fait vraiment ni froid ni froid
Pourtant tu te souviens comme je fus cristal
Papier de soie qu’on froisse à la pulpe des doigts
Feuille au vent déjà L’automne encore loin
Pourtant tu te souviens comme je fus de paille
Ma main Rien que ma main se faisait tremblement
Quand ta main la quittait Ne fut-ce qu’un instant
Pourtant tu t’en souviens je me faisais frisson
De voir venir la nuit sans prononcer ton nom
Je suis seul aujourd’hui comme on est rassuré
Mon cœur n’est à personne et ma vie m’appartient
Le si chétif oiseau d’être encore vivant
Le tout petit moineau picorant du présent
Je m’endors chaque soir dans un lit solitaire
Pas un prénom de femme au théâtre des rêves
Et quand vient le matin lorsque je me réveille
Le miroir seulement me donne le bonjour
A peine s’il m’arrive Et ce n’est pas souvent
D’écraser sous le doigt comme un début de larme
L’embryon d’un regret Le spectre d’une peine
Je n’ai plus à pleurer ce qui n’est que passé
Me restent mes amis Me restent mes enfants
A peine une famille On s’en passe très bien
Et je vais partout seul accompagné par moi
Voyageant librement jusqu’à l’Afrique d’Etre
Et je laisse glisser sur moi l’eau du temps
Comme un torrent glacé quand on est en montagne
Et qu’il a fait trop chaud Et qu’on a trop marché
Le lourd flux bienfaisant qui vous mâche la chair
Je me sens plus léger plus posé plus entier
Je n’ai plus d’elles mais je peux toujours voler
Comme si désormais dans mon désert secret
L’amour ne disait rien mais que je parle enfin
Dimanche 18 août 2013
3 commentaires
odradek · le lundi 19 août 2013 à 18:10
http://www.mespoemes.net/odradek
odradek · le lundi 19 août 2013 à 18:19
http://www.mespoemes.net/odradek
petite soeur · le mercredi 21 août 2013 à 23:29
J'adore. Ca valait le coup d'attendre.
Quel maturité. Quelle sérénité.
Je t'aimeeeeeeeeeeeeee!
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