Parlons peu Parlons rien
Il suffirait d’un rien
L’un de ces petits riens
Dont est pleine l’Histoire
Un petit rien boiteux
Comme un enfant peureux
Parce que la nuit est noire
Juste un tout petit rien parmi les riens de tout
Babiole Brimborion Bagatelle ou vétille
Ou seulement l’idée Le soupçon Le parfum
Trois fois rien d’un petit rien
Comme un détail infime
Sur la toile du peintre
Qui charme le poète
Et dont rit l’ignorant
Comme un air désuet
Aux lèvres d’un passant
Qui devient symphonie
Quand le vent le reprend
Comme un flocon de joie
Dans un soir de Noël
Qui fait rire les petits
Ou bien comme ces fleurs
Qui naissent dans la neige
Et parlent de printemps
Il suffirait d’un rien
De ces riens qu’on découvre au détour d’un hasard
Lorsqu’on n’y pensait pas
Lorsqu’on n’attendait rien
J’imagine un matin
De ces petits matins de glace en février perdus
Quand le corps tout entier transpire des fumées
J’imagine un matin
Plus beau que les matins
Plus entier Plus vivant
Il y avait longtemps
Que l’on n’y croyait plus
C’étaient les cris C’était la crise
C’était ce qu’on déplore
Dans les cœurs et les journaux
J’imagine un matin
D’où se verrait surgir
Avec un air de peu
Avec un air de rien
L’improbable merveille
A la façon d’un chant sous les doigts du pianiste
Ou bien celle d’un vol
D’oiseaux blancs dans l’azur
Il suffirait d’un rien
Mais qui serait pour nous
L’étoile du Nouveau
1 janvier 2014
L’un de ces petits riens
Dont est pleine l’Histoire
Un petit rien boiteux
Comme un enfant peureux
Parce que la nuit est noire
Juste un tout petit rien parmi les riens de tout
Babiole Brimborion Bagatelle ou vétille
Ou seulement l’idée Le soupçon Le parfum
Trois fois rien d’un petit rien
Comme un détail infime
Sur la toile du peintre
Qui charme le poète
Et dont rit l’ignorant
Comme un air désuet
Aux lèvres d’un passant
Qui devient symphonie
Quand le vent le reprend
Comme un flocon de joie
Dans un soir de Noël
Qui fait rire les petits
Ou bien comme ces fleurs
Qui naissent dans la neige
Et parlent de printemps
Il suffirait d’un rien
De ces riens qu’on découvre au détour d’un hasard
Lorsqu’on n’y pensait pas
Lorsqu’on n’attendait rien
J’imagine un matin
De ces petits matins de glace en février perdus
Quand le corps tout entier transpire des fumées
J’imagine un matin
Plus beau que les matins
Plus entier Plus vivant
Il y avait longtemps
Que l’on n’y croyait plus
C’étaient les cris C’était la crise
C’était ce qu’on déplore
Dans les cœurs et les journaux
J’imagine un matin
D’où se verrait surgir
Avec un air de peu
Avec un air de rien
L’improbable merveille
A la façon d’un chant sous les doigts du pianiste
Ou bien celle d’un vol
D’oiseaux blancs dans l’azur
Il suffirait d’un rien
Mais qui serait pour nous
L’étoile du Nouveau
1 janvier 2014
1 commentaire
Petite soeur · le dimanche 5 janvier 2014 à 12:38
Encore une fois : Bonne année!
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