L’aveu des vers
Il faudra bien que je l’avoue
Même en partie Même si peu
Même du bout des lèvres mais à la fleur du cœur
Comme on murmure dans le noir
Au fin fond des déserts
Pour ne pas attirer l’oreille des vautours
Il faudra bien
Après tout écrire ce n’est rien
Que cette confession
Impensable et possible à la fois
Ecrire ce n’est rien
Que dire l’indicible
En mimant le plaisir
Il faudra bien que je l’admette
Si je me pose
Ou me repose
Si je cesse un instant
Ne fût-ce qu’un instant
Mes poses prétentieuses
Et mes effets de manche
Si j’arrête de jouer
A celui qui sait
Jouer à celui qui pense
Jouer à celui qui joue
Si j’arrête de jouer
Si je gomme l’orgueil
Comme on baisse la garde
C’en est foutu de moi
On va la voir
La deviner
La grande rose couleur sang
Dans le dedans des chairs
Et la blessure large que m’inflige
Le grand couteau de la tristesse
Et le serpent sérieux de ma douleur interne
On va le voir
Le deviner
Hors de l’eau je ne garde la tête
Qu’en me tenant tout droit debout
Il faudra bien que je l’avoue
Si je me pose
Ou me repose
Ne fût-ce qu’un instant
C’en est fini de moi
Il en va ainsi du clown
Lorsqu’il cesse de rire
Au fond de lui de suite
Un enfant tout petit
Se prend à pleurer
Il faudra bien que je l’avoue
12 septembre 2017
Même en partie Même si peu
Même du bout des lèvres mais à la fleur du cœur
Comme on murmure dans le noir
Au fin fond des déserts
Pour ne pas attirer l’oreille des vautours
Il faudra bien
Après tout écrire ce n’est rien
Que cette confession
Impensable et possible à la fois
Ecrire ce n’est rien
Que dire l’indicible
En mimant le plaisir
Il faudra bien que je l’admette
Si je me pose
Ou me repose
Si je cesse un instant
Ne fût-ce qu’un instant
Mes poses prétentieuses
Et mes effets de manche
Si j’arrête de jouer
A celui qui sait
Jouer à celui qui pense
Jouer à celui qui joue
Si j’arrête de jouer
Si je gomme l’orgueil
Comme on baisse la garde
C’en est foutu de moi
On va la voir
La deviner
La grande rose couleur sang
Dans le dedans des chairs
Et la blessure large que m’inflige
Le grand couteau de la tristesse
Et le serpent sérieux de ma douleur interne
On va le voir
Le deviner
Hors de l’eau je ne garde la tête
Qu’en me tenant tout droit debout
Il faudra bien que je l’avoue
Si je me pose
Ou me repose
Ne fût-ce qu’un instant
C’en est fini de moi
Il en va ainsi du clown
Lorsqu’il cesse de rire
Au fond de lui de suite
Un enfant tout petit
Se prend à pleurer
Il faudra bien que je l’avoue
12 septembre 2017
3 commentaires
La Mouche Nounouche · le mercredi 18 octobre 2017 à 21:33
domidom · le jeudi 19 octobre 2017 à 11:29
Dans cette vie, faites de roses, de ronces et d'épines, pas facile de se reposer, la vie est un combat permanent, malheur à celui qui baissera les bras, (la garde) comme tu les dis si bien...
lecture très intéressante...
A bientôt, Domie
joey de provence · le jeudi 19 octobre 2017 à 16:54
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