Donc ma vie n’aura été
Donc ma vie n’aura été
Que ce blé qu’on jette au blutoir
Cent et mille sortes d’échecs
Des regrets d’incendies
Des souvenirs de cendres
Ou des brouillons de braises
Et allez donc savoir quelles manières de riens
Que l’orgueil ou la peur font paraître profondes
Ma vie n’aura été
Que la lumière de l’étoile dès longtemps disparue
Ce caillou lancé sur l’eau qui ne laisse de lui que d’éphémères cercles
Ce tambour du tonnerre qui frappe l’horizon sans pour autant donner la pluie
Ce battement d’ailes d’oiseaux dans un ciel déjà vide
Et tant de femmes perdues sans une retrouvée
Ces larmes que verse l’œil trop tôt fermé
Cette façon de rêver la cible sans savoir tendre l’arc
Et ce geste de la main qu’on fait sans y penser
Pour dire qu’on est las d’à peu près tout au monde
Ce n’est rien Cette vie Ce n’est rien
Le temps de vous retourner Vous voilà fait fantôme
A peine l’enfant se regardait
Et le miroir le dit vieillard
La main que l’on serrait
S’en est squelette devenue
Ce n’est rien Cette vie
Un long couloir de nuit ponctué ça et là de lueurs d’amitié
Des ombres seulement croisées hostiles et moroses
Pour tout juste parfois l’éclat d’or d’une Reine
Ces feuilles pourtant vives que dédaigne l’érable
Et le crachat blanc de l’écume
Quand la vague se cogne aux pierres du ponton
Il me reste probablement
Quelques clapotements d’aube
Dont je serai l’amant
Et mourir à tout petit feu
De prononcer le prénom
De celle que j’aimais
Mars 2018
Que ce blé qu’on jette au blutoir
Cent et mille sortes d’échecs
Des regrets d’incendies
Des souvenirs de cendres
Ou des brouillons de braises
Et allez donc savoir quelles manières de riens
Que l’orgueil ou la peur font paraître profondes
Ma vie n’aura été
Que la lumière de l’étoile dès longtemps disparue
Ce caillou lancé sur l’eau qui ne laisse de lui que d’éphémères cercles
Ce tambour du tonnerre qui frappe l’horizon sans pour autant donner la pluie
Ce battement d’ailes d’oiseaux dans un ciel déjà vide
Et tant de femmes perdues sans une retrouvée
Ces larmes que verse l’œil trop tôt fermé
Cette façon de rêver la cible sans savoir tendre l’arc
Et ce geste de la main qu’on fait sans y penser
Pour dire qu’on est las d’à peu près tout au monde
Ce n’est rien Cette vie Ce n’est rien
Le temps de vous retourner Vous voilà fait fantôme
A peine l’enfant se regardait
Et le miroir le dit vieillard
La main que l’on serrait
S’en est squelette devenue
Ce n’est rien Cette vie
Un long couloir de nuit ponctué ça et là de lueurs d’amitié
Des ombres seulement croisées hostiles et moroses
Pour tout juste parfois l’éclat d’or d’une Reine
Ces feuilles pourtant vives que dédaigne l’érable
Et le crachat blanc de l’écume
Quand la vague se cogne aux pierres du ponton
Il me reste probablement
Quelques clapotements d’aube
Dont je serai l’amant
Et mourir à tout petit feu
De prononcer le prénom
De celle que j’aimais
Mars 2018
3 commentaires
debbie · le jeudi 15 mars 2018 à 14:02
Belle journée
Amitié poétique
Debbie
cristalle · le lundi 19 mars 2018 à 00:28
Merci pour ce poème plein d emotion,il n y a que les mots qui nous survivent et que l on peut "sculpter"au gré de nos Vies et du temps qui passe,ils sont la mémoire de nos sens ....l'art qui nous sauve et que l on partage .Amitiés poetiques
alaingirodet · le mardi 1 mai 2018 à 19:09
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