Histoire d’un regard
C’était comme le jour
On m’avait donc aimé
C’est ainsi que parfois d’autres façons de feuilles
S’accordent au même arbre
Et que la vie suffit à l’étal des marées
Quand je me réveillai
La mésange blessée de ton corps
Agrippe l’aube
Il pleut du sombre et des couleurs
On dirait bien C’est du Chagall ou du Miro
Quand tu marches en cascade brune
Et que le tissu
Brume de soie
Le tissu
Marche avec toi
Tu sais la vie Tu sais
Ça ne sera jamais
Le chewing-gum d’espérance que tout gosse on mâchait
Je ne suis qu’un homme
C’est dire je ne sais combien
De siècles de doutes
De tonnes de sueur
D’Himalaya de mesquineries
Et que même en t’aimant
Jusqu’au dernier de mes jours
Je ne pourrais alléger le fardeau des frayeurs
L’oiseau n’a pas coutume
Qu’on lui touche les plumes
Je prends soin de toi pourtant
Comme si ma vie On la dirait
A ton sourire suspendue
C’en est même drôle Il faut le dire
Je suis ton frère et ton amant
Je suis ta sœur et ton ami
Je suis l’évidence affichée de ce que tu voulus de moi
Et comme l’azalée de ta pensée
Tu as crié Yaël mon pauvre ange Tu as crié
Je le sais bien
Au long des corridors de la peur du vide
Crié de solitude
Qu’au moins l’on ouvre au moins
Une porte une issue
Au moins l’on entrebâille
Une fissure
A peine
Un rien
D’espoir
Tu as crié
Comment voulez-vous n’avoir pas l’envie de
Tenir dans ses bras
Mes longs bras noueux de chêne à moitié brisé
Tenir
Ton roseau de vie
Et même si le chêne finit en fagots
Tout asséché d’amour à force
Vaille que vaille au bout de la sève
Comment n’avoir pas l’envie
D’ailleurs à quoi bon vivre
Dites le moi vous tous
A quoi bon vivre si ce n’est d’un frisson
Celui qui vous vient d’un regard de femme
Un instant posé sur soi
26 juin 09
On m’avait donc aimé
C’est ainsi que parfois d’autres façons de feuilles
S’accordent au même arbre
Et que la vie suffit à l’étal des marées
Quand je me réveillai
La mésange blessée de ton corps
Agrippe l’aube
Il pleut du sombre et des couleurs
On dirait bien C’est du Chagall ou du Miro
Quand tu marches en cascade brune
Et que le tissu
Brume de soie
Le tissu
Marche avec toi
Tu sais la vie Tu sais
Ça ne sera jamais
Le chewing-gum d’espérance que tout gosse on mâchait
Je ne suis qu’un homme
C’est dire je ne sais combien
De siècles de doutes
De tonnes de sueur
D’Himalaya de mesquineries
Et que même en t’aimant
Jusqu’au dernier de mes jours
Je ne pourrais alléger le fardeau des frayeurs
L’oiseau n’a pas coutume
Qu’on lui touche les plumes
Je prends soin de toi pourtant
Comme si ma vie On la dirait
A ton sourire suspendue
C’en est même drôle Il faut le dire
Je suis ton frère et ton amant
Je suis ta sœur et ton ami
Je suis l’évidence affichée de ce que tu voulus de moi
Et comme l’azalée de ta pensée
Tu as crié Yaël mon pauvre ange Tu as crié
Je le sais bien
Au long des corridors de la peur du vide
Crié de solitude
Qu’au moins l’on ouvre au moins
Une porte une issue
Au moins l’on entrebâille
Une fissure
A peine
Un rien
D’espoir
Tu as crié
Comment voulez-vous n’avoir pas l’envie de
Tenir dans ses bras
Mes longs bras noueux de chêne à moitié brisé
Tenir
Ton roseau de vie
Et même si le chêne finit en fagots
Tout asséché d’amour à force
Vaille que vaille au bout de la sève
Comment n’avoir pas l’envie
D’ailleurs à quoi bon vivre
Dites le moi vous tous
A quoi bon vivre si ce n’est d’un frisson
Celui qui vous vient d’un regard de femme
Un instant posé sur soi
26 juin 09
8 commentaires
dago laborel · le vendredi 26 juin 2009 à 21:55
Vincent · le samedi 27 juin 2009 à 08:42
Ivydall · le samedi 27 juin 2009 à 12:01
alain · le mardi 30 juin 2009 à 18:30
Ivydall · le vendredi 3 juillet 2009 à 23:24
alain · le samedi 4 juillet 2009 à 10:41
petite soeur · le dimanche 5 juillet 2009 à 13:25
alain · le dimanche 5 juillet 2009 à 19:51
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